La Vuelta raccourcit son étape 15 à cause de la chaleur

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Photo : Jose María Ligero Loarte, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons

Samedi soir à 18 h 38, l’organisation de la Vuelta a publié un communiqué : la quinzième étape ne ferait pas 189,7 kilomètres mais 110,2, et le peloton partirait à 15 heures au lieu du début d’après-midi. Motif : les températures annoncées sur l’Andalousie. Le protocole conditions météorologiques extrêmes venait d’être activé. Résultat, une étape amputée de près de quatre-vingts kilomètres, et courue à plus de 42 kilomètres-heure de moyenne.

110 kilomètres au lieu de 190, et un départ décalé à 15 heures

Palma del Río
Palma del Río, ville de départ de la quinzième étape. Photo d’archive. Photo : Cárdenas, CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Trois mesures dans le communiqué. La distance d’abord, ramenée de 189,7 à 110,2 kilomètres. Les horaires ensuite : départ fictif à 14 h 50, départ réel à 15 h 00. Le tracé enfin, modifié à partir du cinquante-deuxième kilomètre, où la course a pris la CO-3402 vers Santa María de Trassierra plutôt que de continuer sur l’A-3075 vers Villaviciosa de Córdoba.

La décision n’a pas été prise par l’organisateur seul. Le communiqué précise qu’elle est sortie d’une réunion réunissant le collège des commissaires, les équipes, les coureurs et la direction de la Vuelta, une fois le protocole déclenché. Ce qui restait au programme : deux ascensions de troisième catégorie, le Puerto de la Forestal et le Puerto Artafi, puis un final plat dans Cordoue.

Une étape courte ne se court pas plus doucement

Le pont romain de Cordoue
Le pont romain de Cordoue. Photo d’archive. Photo : Benjamin Smith, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons.

Bastien Tronchon l’avait annoncé au départ. « Ça va être encore plus intense car tout le monde va se dire que c’est court, et que demain c’est repos », prévenait le vainqueur de la dixième étape à Elche de la Sierra. Enzo Paleni a attaqué dès les premiers mètres, s’est fait reprendre, et est reparti au neuvième kilomètre avec dix hommes.

Le reste a été une succession de coups de force : Georg Steinhauser sorti du peloton pour faire la jonction, Xabier Azparren et Fabian Weiss partis en descente, Andreas Leknessund seul devant à 39 kilomètres du but, repris six kilomètres plus loin. Oscar Onley, lui, a résumé sa journée en une phrase : « Je suis vraiment content d’avoir terminé aujourd’hui. Il faisait chaud. C’était intense. »

Van Aert gagne à Cordoue, comme en 2024

Wout van Aert sur la Vuelta 2024
Wout van Aert sur un podium d’étape de la Vuelta 2024, à Castelo Branco. Photo d’archive. Photo : _morgado, CC BY 2.0 via Wikimedia Commons.

Le maillot vert a choisi son moment au sprint intermédiaire de Santa María de Trassierra, au 79ᵉ kilomètre, pour sauter avec Thibau Nys et Alessandro Romele sur les deux hommes de tête. « Je savais que personne ne s’attendrait à ce qu’on attaque. Et avec Matthew derrière, il n’y avait aucun risque à tenter le coup, car on avait toujours une bonne option dans le peloton », explique-t-il.

Il a ensuite assuré l’essentiel des relais pour tenir le peloton à une minute, puis gagné le sprint à cinq. Romele deuxième, Nys troisième dans le même temps. C’est sa deuxième victoire sur cette Vuelta, deux jours après celle de Loja, et sa cinquième sur l’épreuve. Il avait déjà gagné à Cordoue en 2024. « Peut-être que je ne devrais jamais revenir ici, car je ne peux pas rester invaincu », s’amuse-t-il.

Le maillot vert est hors de portée : 267 points, contre 159 à Matthew Brennan. La vraie bagarre est derrière lui, entre son coéquipier et Alessandro Romele, deuxième du jour, qui remonte à 153 points. Six points séparent les deux hommes à six étapes de Grenade.

Six étapes pour renverser Mas

Thibau Nys
Thibau Nys en janvier 2025. Photo d’archive. Photo : WheelyPhoton, CC0 via Wikimedia Commons.

Enric Mas a passé la journée dans le peloton. « L’un de nos plans était de laisser l’échappée se former et de laisser Visma et Cofidis gérer la course jusqu’à l’arrivée. C’était sans compter sur l’attaque de Wout au sprint intermédiaire », dit-il. Il aborde le deuxième jour de repos avec 2 min 06 s sur Felix Gall et 2 min 10 s sur Primož Roglič.

Il reste six étapes, et Onley en dresse la carte : « Il y a deux étapes plus faciles pour commencer ; et puis à partir du contre-la-montre, ça va être dur. » Le chrono de 32,1 kilomètres tombe jeudi à Jerez, l’arrivée en altitude de Peñas Blancas vendredi, la montagne du Collado del Alguacil samedi. Santiago Buitrago, maillot à pois avec 29 points d’avance, a déjà repéré cette dernière : selon lui, elle attribue près de 50 points. Ils sont 150 à être encore en course, sur 184 partants à Monaco.