Le public massé sur les pentes du Zoncolan lors du Giro 2010. Photo d’archive. Photo : Walter Della Schiava, CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons
Le Giro 2027 garde tout pour la fin. Le parcours de la 110e édition, dévoilé mardi par les organisateurs, part de Trieste le samedi 8 mai et arrive à Rome le dimanche 30 mai, après 3 418,9 km et 50 250 m de dénivelé positif. Les deux premières semaines comptent deux contre-la-montre et quatre arrivées en côte, mais le gros de la montagne attend après la deuxième journée de repos : Mortirolo, Gavia et Mortirolo le même jour, Madonna di Campiglio, puis le Zoncolan à la veille de l’arrivée.
Le parcours du Giro 2027, de Trieste à Rome
Trieste ouvre la course par une étape en boucle de 172 km et environ 2 400 m de dénivelé, avec une série de côtes courtes en fin de parcours qui peut servir les attaquants. La ville avait accueilli l’arrivée finale du Giro en 2014. Dès le lendemain, le peloton passe en Slovénie, de Ljubljana à Koper, avant de filer vers le sud le long de l’Adriatique.
La première semaine alterne sprints et Apennins. Le premier test de montagne arrive dès le mercredi 12 mai, vers Sarnano-Sassotetto, au départ de Filottrano, la ville de Michele Scarponi. Suivent Monte Livata le 16 mai, Passo Due Santi le 20 et Piani di Bobbio le 22, après le Ghisallo. Naples accueille une arrivée pour la sixième année de suite, au bout de 219 km. Les deux journées de repos tombent les lundis 17 et 24 mai.
Deux étapes de transition méritent qu’on les surligne. Au lendemain du premier repos, la 10e fait 218 km et passe la Forca di Presta et la Forca Ventolosa en quittant le plateau de Castelluccio, avant Norcia. La 12e, vers Passo Due Santi dans la station de Zum Zeri, concentre son dénivelé dans la seconde moitié, avec un final que les organisateurs réservent aux purs grimpeurs.
Mortirolo, Gavia, Mortirolo : l’étape reine du 25 mai
Le mardi 25 mai, au lendemain du dernier repos, la 16e étape relie Sondrio à Aprica en 192 km et environ 5 700 m de dénivelé. Les organisateurs la présentent comme la plus dure de la course sur le papier, avec un enchaînement inédit : le Mortirolo, le Gavia, puis encore le Mortirolo. Ils prévoient une « sélection importante ».
Le lendemain, la route vers Vo’ se termine dans les monts Euganéens par une série de « muri », ces côtes courtes et raides bien connues des cyclistes du coin. Le jeudi 27 mai, la 18e étape monte à Madonna di Campiglio après un circuit d’environ 50 km dans le Trentin, avec deux passages au Passo Durone et un au Passo Daone. Le lendemain, vers Sacile, les côtes courtes et raides de Montaner et de Castello di Caneva précèdent l’arrivée.
Le Zoncolan, 10,1 km à 11,9 % pour finir
Le samedi 29 mai, la 20e étape part de Pordenone et passe le Passo Duron (1 069 m) et la Sella Valcalda (958 m) avant la montée finale du Zoncolan : 10,1 km à 11,9 % de moyenne, avec des passages à 22 %. Le Giro n’y était plus monté depuis 2018 et la victoire de Chris Froome. Les organisateurs écrivent que l’étape « devrait décider du classement général ».
C’est la dernière occasion. Le dimanche, à Rome, il ne reste qu’une étape plate de 131 km, avec huit tours d’un circuit d’environ 9 km dans la ville. Un retard au pied du Zoncolan ne se rattrapera plus.
57 km de chrono et deux arrivées sur circuit
Les rouleurs ont deux rendez-vous. Le vendredi 14 mai, un contre-la-montre de 19,6 km entre Sulmona et Campo di Giove, dont la seconde moitié monte à environ 5 %. Le dimanche 23 mai, la veille du dernier repos, un chrono plat et rapide de 37,3 km relie l’autodrome de Monza à Milan. Les organisateurs le jugent capable de peser sur le général. Au total, près de 57 km contre la montre : de quoi obliger un grimpeur pur à creuser l’écart en montagne.
Le tracé passe aussi par deux circuits automobiles : l’arrivée de la 4e étape, propice aux sprinteurs, se juge sur le circuit de Misano, et celle de la 11e, après 220 km d’Apennins, au Mugello. Reste à savoir qui viendra. Tadej Pogačar a dit en octobre viser le Tour et la Vuelta en 2027, tout en avouant qu’il aurait préféré le Giro.