Mikel Landa sur le Tour de France 2023, photo d’archive. Photo : René Hourdry, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons
Mikel Landa a 36 ans, une seule victoire sur la Vuelta, en 2015, et plus rien gagné depuis 2021. Samedi, il a rejoint l’échappée à 54 kilomètres de l’arrivée, s’est envolé à sept, et a gagné au sommet du Collado del Alguacil. Derrière, Félix Gall a repris 17 secondes à Enric Mas, et Primož Roglič en a cédé 38.
Landa s’envole à sept kilomètres du sommet
L’échappée du jour comptait quatorze coureurs, dont six Uno-X, partis derrière une accélération de Wout van Aert dès le kilomètre zéro. Landa a fait la jonction à 54 kilomètres de l’arrivée.
Ramses Debruyne est revenu à son tour à l’entame du Puerto de El Duque, à 31 kilomètres du but, et a immédiatement accéléré. Seuls Landa et Tobias Johannessen ont pu suivre. Le trio a basculé ensemble, Pau Miquel à ses trousses sans jamais recoller.
Dans la dernière montée, Landa est parti seul à sept kilomètres et ne s’est plus retourné. Johannessen a fini à 47 secondes, Debruyne à 1 min 27 s.
« Je ne m’y attendais pas, mais j’en rêvais. C’était ma dernière chance aujourd’hui et je ne voulais pas la laisser filer », dit le Basque. « J’ai pensé à mes enfants, je ne pouvais pas rentrer chez moi comme ça. Et si, un jour, ils voient cela et le comprennent, j’aimerais qu’ils sachent qu’il ne faut jamais baisser les bras. »
Onze ans après Cortals d’Encamp
Sa seule autre victoire sur la Vuelta remontait à 2015, aux Cortals d’Encamp, en Andorre. Son dernier succès professionnel, toutes courses confondues, datait de la Vuelta a Burgos 2021.
Le Collado del Alguacil, lui, apparaissait pour la première fois sur la carte du cyclisme professionnel.
Gall reprend 17 secondes, Roglič en perd 38
Richard Carapaz a lancé les hostilités très tôt, avec 2 min 16 s à reprendre sur la troisième place de Gall. Il a réussi à s’extraire et à rejoindre Sepp Kuss, avant d’être repris. Mas, Gall et Roglič sont restés inséparables jusqu’à la dernière montée.
Gall y a attaqué et a franchi la ligne 17 secondes devant Mas, qui ne l’a jamais perdu de vue. Roglič, lui, a laissé 38 secondes au maillot rouge. Kuss est passé de la onzième à la cinquième place du général.
Mas gardait le rouge avec 2 min 15 s sur Roglič et 2 min 44 s sur Gall, à une étape de l’arrivée. « C’est la première fois de ma vie que je ressens cela. Je ne faisais que compter les kilomètres », dit l’Espagnol.
4 890 mètres de dénivelé et des pentes à 22 %
L’étape cumulait 4 890 mètres de dénivelé positif sur 186,8 kilomètres, le deuxième total de la course, avec cinq ascensions répertoriées dont deux passages par le Puerto de El Purche. L’arrivée se jugeait après 8,3 kilomètres à 9,8 % de moyenne, avec des pentes allant jusqu’à 22 %.
Deux maillots se sont joués là : Van Aert a assuré mathématiquement le vert au sprint intermédiaire de Güejar Sierra, et Santiago Buitrago le pois au terme de la journée.
Le lendemain à Grenade, Enric Mas devenait le premier vainqueur espagnol de la Vuelta depuis 2014.