Primož Roglič en contre-la-montre au Tour du Pays basque, photo d’archive. Photo : Hugo LUC, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons
Enric Mas a perdu jeudi à Jerez le temps qu’il avait prévu de perdre, et il garde le maillot rouge. Mais le coureur qui pointe désormais à 1 min 37 s n’est plus Félix Gall. C’est Primož Roglič, vainqueur de la Vuelta en 2019, 2020, 2021 et 2024, et il reste deux arrivées en altitude.
Roglič reprend 33 secondes et passe devant Gall
Sur les 32,1 kilomètres entre El Puerto de Santa María et Jerez de la Frontera, Roglič signe le quatrième temps, à 19 secondes du vainqueur. Mas termine douzième à 52 secondes. Gall, vingt-sixième à 1 min 47 s, cède 55 secondes au maillot rouge et recule à la troisième place, à 3 min 01 s.
Au chrono d’ouverture de Monaco, Roglič avait concédé 22 secondes sur 9,4 kilomètres. À Jerez, aucun prétendant au classement général n’a roulé plus vite que lui.
Richard Carapaz reste quatrième à 5 min 17 s. Oscar Onley, cinquième à 6 min 03 s, porte désormais 57 secondes d’avance sur Jakob Omrzel au classement du meilleur jeune.
Mas : « C’est le temps que nous voulions perdre »
« C’était le temps que nous avions prévu de perdre. Au premier pointage, c’était 19 secondes, puis 26, ensuite 39, avant de repasser à 34. Donc oui, je suis content », dit Mas.
« Non, ce n’est pas énorme », répond-il sur son avance. « Il reste deux journées très importantes, ainsi que la dernière étape à Grenade ; nous devons donc rester très concentrés et continuer à travailler dur. »
Küng bat Thornley de 2,27 secondes
Callum Thornley est parti tôt, les coureurs s’élançant dans l’ordre inverse du classement général. Le champion de Grande-Bretagne espoirs 2025 a bouclé le parcours en 35 min 25 s, trente secondes de mieux qu’Ethan Hayter. Ivo Oliveira, João Almeida et Bruno Armirail sont tous arrivés derrière lui.
Stefan Küng l’a devancé de 2,27 secondes, en 35 min 22 s, à 54,4 km/h de moyenne. « J’ai connu un moment un peu délicat après la deuxième ascension et j’ai aussi mal négocié quelques virages après. Mais j’ai réussi à retrouver mon rythme. C’est là, je pense, que j’ai fait la différence », raconte le Suisse, qui avait déjà gagné le chrono final de Madrid en 2024.
C’est la deuxième victoire de Tudor sur cette Vuelta, cinq jours après celle de Marco Brenner à Sierra de la Pandera. Les deux hommes partagent la même chambre. « C’est donc un excellent bilan pour notre chambre ! », dit Küng, qui remercie aussi ceux qui l’ont remis sur pied après sa blessure de février.
Wout van Aert, cinquième à 20 secondes, visait l’étape. « Je savais qu’il fallait partir vite pour viser la victoire d’étape, mais j’ai un peu craqué dans la dernière partie. » Il compte 67 points d’avance au classement par points sur son coéquipier Matthew Brennan, vainqueur mercredi à Séville de sa cinquième étape.
Peñas Blancas, puis le Collado del Alguacil
Ce vendredi, la Vuelta relie Vélez-Málaga à Peñas Blancas, au-dessus d’Estepona, sur 210,8 kilomètres. La montée finale fait 18,7 kilomètres à 6,5 % de moyenne.
Samedi, entre La Calahorra et le Collado del Alguacil, le peloton passe deux fois par le Puerto de El Purche, classé en première catégorie, avant une arrivée de 8,3 kilomètres à 9,8 %. Dimanche, l’étape de Grenade est plate.
« Il reste trois étapes compliquées, dont deux arrivées au sommet », dit Santiago Buitrago, leader du classement de la montagne. Son plan : « d’attaquer, d’attaquer et de se battre jusqu’au bout ».