Brignone et Goggia manqueront l’ouverture à Sölden

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Federica Brignone lors du géant de Soldeu, en février 2024. Photo d’archive. Photo : Tournasol7, CC BY 4.0 via Wikimedia Commons

En février, Federica Brignone gagnait deux titres olympiques à Cortina. Sofia Goggia, elle, a fini l’hiver avec le globe du super-G. Aucune des deux ne sera au départ du géant de Sölden, le samedi 24 octobre, qui ouvre la Coupe du monde. La première soigne un genou réopéré en août, dix-huit mois après sa fracture. La seconde se remet de deux infections virales, dont un chikungunya.

Brignone et Goggia ne seront pas au départ à Sölden

Le domaine skiable du glacier du Rettenbach et ses bâtiments, au pied de crêtes rocheuses
Le glacier du Rettenbach, au-dessus de Sölden, en novembre 2015. Photo d’archive. Photo : qwesy qwesy, CC BY 3.0 via Wikimedia Commons.

Les deux Italiennes l’ont annoncé elles-mêmes, samedi 3 octobre, au Festival du sport de Trente. « Je ne sais pas, mais je sauterai à coup sûr l’ouverture de fin octobre à Sölden et la tournée nord-américaine de fin novembre et début décembre. Pour l’instant, je me concentre sur le fait d’aller mieux », a expliqué Brignone. Interrogée sur Sölden, Goggia a répondu : « Non, je ne pense vraiment pas. Je dois d’abord aller bien, ensuite on verra. »

Brignone, un genou encore douloureux

Trois skieuses lèvent les bras sur le podium olympique du slalom géant, la dernière en combinaison de l'équipe d'Italie
Federica Brignone (à droite), médaillée de bronze du géant olympique de Pyeongchang, en février 2018. Photo d’archive. Photo : Catholympique, CC BY-SA 2.0 via Wikimedia Commons.

Brignone s’est fracturé le plateau tibial et la tête du péroné de la jambe gauche le 3 avril 2025, aux championnats d’Italie. Opérée le soir même à Milan, elle est revenue à temps pour gagner le super-G et le géant des Jeux de Milan-Cortina. Le 25 août dernier, le docteur Andrea Panzeri, président de la commission médicale de la Fédération italienne, lui a retiré la plaque et les vis posées en 2025 : la douleur revenait sur les skis, et le stage prévu en septembre en Argentine n’a pas eu lieu.

Elle n’a pas fixé de date de retour. Elle rechaussera d’abord en Europe, « parce que je ne prendrai pas l’avion pour l’autre côté de l’océan », a-t-elle dit à Sky Sport. Une fois passées les courses nord-américaines, le premier rendez-vous européen en super-G et en géant est à Saint-Moritz, du 18 au 20 décembre. Sölden lui rappelle autre chose : c’est là qu’elle avait gagné sa première course de Coupe du monde, le 24 octobre 2015. Elle en compte 37, avec deux globes du classement général, en 2020 et en 2025.

Goggia, deux virus au retour d’Argentine

Sofia Goggia en vol au-dessus d'une bosse, en position de recherche de vitesse, entre les sapins enneigés
Sofia Goggia en plein saut lors de la descente de Coupe du monde de Garmisch-Partenkirchen, en janvier 2017. Photo d’archive. Photo : Stefan Brending (2eight), CC BY-SA 3.0 de via Wikimedia Commons.

Nous écrivions le 15 septembre que Goggia avait quitté son stage en Argentine après des malaises. Les examens passés à Milan, à la clinique La Madonnina et à l’hôpital San Raffaele, ont trouvé « deux infections virales différentes qui, additionnées l’une à l’autre, ont produit des effets encore amplifiés », selon la Fédération italienne. La skieuse les a nommées à Trente : « J’ai d’abord été piquée par un moustique infecté et j’ai attrapé le virus du chikungunya, et dans la foulée j’ai aussi attrapé ce parvovirus B19, qui est vraiment peu courant chez les adultes. »

« Il n’y a pas de traitement, j’attends que ça passe. J’ai des journées où je vais mieux, d’autres où je me lève et je me sens à terre », a-t-elle raconté à Sky Sport. Elle répète les mots de son infectiologue : « Je pourrais ne plus être dans cette situation dans dix jours, comme je pourrais l’être encore dans six mois. » Sa première course de vitesse possible est à Beaver Creek, du 9 au 13 décembre.

Sans elles, la saison démarre le 24 octobre et mène aux Mondiaux de Crans-Montana, du 1er au 14 février, dont le comité d’organisation vient de perdre son président. Mikaela Shiffrin, elle, a annoncé qu’elle courrait moins de slaloms cet hiver.