Brennan gagne sa cinquième étape, du jamais-vu depuis 1979

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Photo : Cs-wolves, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons

Matthew Brennan a gagné à Séville mercredi sa cinquième étape de cette Vuelta. Il a 21 ans et c’est son premier grand tour. Personne n’en avait gagné cinq sur le sien depuis Fons De Wolf, en 1979.

Cinq victoires sur un premier grand tour

Jordi Meeus
Jordi Meeus. Photo d’archive. Photo : Toïlev, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons.

Uno-X avait placé Magnus Cort pour le sprint. Brennan s’est mis dans sa roue et n’en est plus sorti, avant de passer dans les derniers mètres. Jordi Meeus a pris la deuxième place, Cort la troisième, Alessandro Romele la quatrième, Bryan Coquard la dixième.

Le précédent le plus proche sur la Vuelta remonte à Eddy Planckaert, en 1982. Sur un premier grand tour, toutes épreuves confondues, il faut remonter à Fons De Wolf en 1979, déjà sur la Vuelta.

C’était sa quatrième victoire mardi à La Rábida, un total qu’aucun débutant n’avait atteint depuis Gaviria en 2017. Vingt-quatre heures plus tard, il a changé de siècle de référence.

Sept victoires pour Visma, un record d’équipe

Magnus Cort sur la Vuelta 2026
Magnus Cort, à droite, sur cette Vuelta. Photo d’archive. Photo : Yannick Arts, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons.

L’équipe en est à sept succès d’étape sur cette Vuelta. « C’est le plus grand nombre de succès que l’équipe ait jamais remporté sur un Grand Tour », dit Brennan. « Cinq victoires d’étape, c’est fou. Et nous n’en sommes même pas encore à la 21e étape. J’ai l’impression de ne faire que la partie facile ; les gars travaillent dur toute la journée. »

La réunion d’équipe du matin portait sur un souvenir précis. « Nous avons discuté du sprint de Séville sur la Vuelta 24 et de ce qui n’avait pas fonctionné pour Wout van Aert », raconte Brennan. Van Aert avait fini deuxième ce jour-là. « Nous ne voulions pas que cela se reproduise aujourd’hui. »

Le plan a quand même dévié. « Ce n’était pas le train de sprint que nous avions prévu. J’ai dû fournir quelques efforts auparavant, et tout ce que je pouvais faire, c’était de placer Matthew dans une bonne roue pour qu’il puisse lancer son sprint », dit Van Aert. « Pour notre équipe, une septième victoire sur un Grand Tour, c’est déjà historique. »

Enzo Paleni repris à trois kilomètres

Enzo Paleni
Enzo Paleni. Photo d’archive. Photo : Eric HOUDAS, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons.

Trois hommes sont partis dès le deuxième kilomètre : Enzo Paleni, Sinuhé Fernández et Fredrik Dversnes. Le Norvégien s’est relevé tout de suite, laissant un duo franco-espagnol devant les 149 coureurs encore en course.

« On a roulé à deux presque comme à l’entraînement : tranquille jusqu’à la dernière heure, et à la fin on a tout mis pour essayer de jouer avec le peloton », raconte Paleni. « Je crois qu’ils se sont arrêtés de rouler un peu en milieu de course. Ça nous a permis de reprendre deux minutes gratuitement. » L’avance a culminé à 5 min 10 s au kilomètre 89.

Fernández a coupé le sprint intermédiaire de San José de la Rinconada en tête, au kilomètre 165, puis a lâché prise quinze kilomètres avant l’arrivée. Paleni a continué seul jusque dans les rues de Séville, où le peloton l’a repris à trois kilomètres du but. Il repart avec le prix de la combativité, le deuxième pour un Français sur cette Vuelta après celui de Pavel Sivakov à l’étape 9.

Le chrono de Jerez, ce jeudi

La Giralda à Séville
La Giralda, à Séville. Photo d’archive. Photo : Ingo Mehling, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons.

Le classement général n’a pas bougé d’une seconde. Enric Mas garde le maillot rouge avec 2 min 06 s sur Félix Gall et 2 min 10 s sur Primož Roglič, Richard Carapaz quatrième à 4 min 24 s et Oscar Onley cinquième à 5 min 44 s. Aucun coureur n’a quitté la course mercredi.

Aujourd’hui, la Vuelta relie El Puerto de Santa María à Jerez de la Frontera contre la montre, sur 32,1 kilomètres. « Je sais qu’il est assez plat et qu’il faudra rester longtemps en position de contre-la-montre », dit Onley. « Sur une distance de 32 kilomètres, je pense qu’il peut y avoir des écarts importants entre les coureurs. » Un compteur et une allure tenue à la seconde valent alors plus qu’un coup de reins.

Visma vise un huitième bouquet. « Je pense que c’est possible, mais on ne sait jamais. C’est un long contre-la-montre. Je pense qu’avec Bruno Armirail, nous avons peut-être une chance », dit Van Aert, qui n’exclut pas de tenter lui-même : « Je ne me suis pas concentré sur le contre-la-montre ces deux dernières années, mais je m’y suis remis un peu en vue du contre-la-montre inaugural à Monaco. »