Photo : Guilhem Vellut, CC BY 2.0 via Wikimedia Commons
Champion du monde de trail en titre, sur la distance qui lui réussit le mieux : Frédéric Tranchand partait avec de quoi gagner l’OCC, et il l’a gagnée jeudi entre Orsières et Chamonix, devant Nashon Kiplimo et Miguel Benitiz. La course des femmes est revenue à une Américaine qui n’avait pas couru hors des États-Unis de la saison, Lauren Gregory. Les temps, eux, n’ont toujours pas été publiés.
Tranchand gagne l’OCC à Chamonix
Il partait dans la liste des favoris et il est le seul à en être sorti devant. On le citait le 16 août au milieu du plateau de l’OCC, aux côtés de Rémi Bonnet, de Francesco Puppi et de Judith Wyder. C’est lui qui franchit la ligne en tête dans les rues de Chamonix.
Sa victoire n’est pas une surprise. Le format lui va : son meilleur indice chez l’organisateur est celui du 50 kilomètres, et l’OCC en fait 60. La vallée ne lui est pas étrangère non plus, il y finissait deuxième du 42 kilomètres du Marathon du Mont-Blanc fin juin.
L’OCC est la plus courte des trois finales du circuit UTMB World Series, devant la CCC et l’UTMB. Soixante kilomètres et 3 500 mètres de dénivelé, ça se court presque entièrement de jour, sans gestion du sommeil ni longues sections de marche. Le format récompense les coureurs rapides plus que les gros diesels d’ultra.
Les temps, eux, n’existent pas encore officiellement. Ni la page de la course ni la base de résultats de l’organisateur ne les affichent ce jeudi soir. Le podium est officiel, les chronos ne le sont pas. Ils seront ajoutés ici quand ils sortiront.
Lauren Gregory gagne chez les femmes
Gregory n’avait pas quitté les États-Unis de la saison. Quatre courses à son calendrier, toutes américaines : Gorge Waterfalls sur 30 kilomètres et les Canyons sur 50 en avril, le Broken Arrow sur 23 kilomètres en juin, puis le Speedgoat sur 50 le 25 juillet, gagné avec une sixième place au scratch. La cinquième était l’OCC. Naomi Lang et Sara Alonso complètent le podium.
La course est partie d’Orsières à 8 h 15, par vagues échelonnées jusqu’à 9 heures, avec 14 heures 30 de barrière horaire pour rallier Chamonix. L’organisation imposait 1,5 litre d’eau minimum dans le sac et en conseillait 2.
Un parcours redessiné en haut et en bas
Les 60 kilomètres et 3 500 mètres de dénivelé positif n’empruntaient pas tout à fait le tracé habituel cette année. La partie haute, entre le col de Balme et le col des Posettes, a été refaite avec un passage inédit et un nouveau point culminant à 2 321 mètres.
La fin a bougé aussi. Entre Argentière et Chamonix, les coureurs longent l’Arve par le versant sud de la vallée avant de rejoindre le Petit Balcon Sud, puis de basculer sur la descente traditionnelle vers le centre-ville. Sur une course de 60 kilomètres qui se joue souvent au sprint, déplacer les dix derniers kilomètres change la façon de la courir. Ceux qui visent ce format savent que tout se règle aux pieds : le choix des chaussures de trail pèse plus lourd ici que sur un 100 miles où l’on marche la moitié du temps.
L’UTMB s’élance demain à 17 h 45
La semaine de Chamonix compte huit courses, de lundi matin à vendredi soir, et on en avait détaillé le programme le 21 août. L’OCC passée, il reste la plus longue.
Vendredi, 174 kilomètres et 9 900 mètres de dénivelé positif attendent le peloton, avec 46 heures 45 pour en venir à bout. Les deux vainqueurs de l’an dernier manquent à l’appel : Tom Evans avait renoncé, Ruth Croft a déclaré forfait à deux jours du départ.
La semaine a aussi été marquée par la crise cardiaque de Jeff Browning sur la TDS. L’Américain a été héliporté vers l’hôpital et sa famille, dans son communiqué, n’a pas décrit son état.