Sam Avezou en bronze au Championnat d’Europe de Laval

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Photo : FancyBeaver, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons

La France recevait son championnat d’Europe de difficulté et de vitesse à Laval, du 28 au 30 août, avec quinze grimpeurs engagés sur les deux disciplines olympiques. Elle en repart avec un bronze et un argent. À côté, la para-escalade a rapporté trois titres européens dans la même salle et le même week-end.

Sam Avezou en bronze, seul Français en finale

Dimanche après-midi, la voie de finale a fait mal à tout le monde et l’Espagnol Alberto Ginés López l’a dominée. Sam Avezou, seul Français en lice sur le mur de l’Espace Mayenne, s’est classé troisième : une nouvelle médaille européenne pour le grimpeur d’ES Massy.

Alberto Gines Lopez grimpeur espagnol
Alberto Ginés López a dominé la finale de difficulté. Photo d’archive : Thierry Caro, CC BY 4.0 via Wikimedia Commons.

Il avait passé les demi-finales à la troisième place, sur une voie qui avait bloqué la plupart des concurrents au même endroit. Ses deux coéquipiers y sont restés : Jordi Poles neuvième, donc premier non qualifié, et Victor Guillermin quatorzième. Poles sortait pourtant d’un doublé français avec Akyan Etchar à Ostermundigen, le 24 août, sur la dernière Coupe d’Europe de difficulté de l’été. En qualifications samedi, cinq Français sur huit étaient passés en demies.

Marceau Garnier vice-champion d’Europe de vitesse

Samedi soir, la vitesse a donné la deuxième médaille. Marceau Garnier a enchaîné des runs de plus en plus rapides, terminé sa finale en 5,062 secondes, son meilleur temps de la journée, et pris l’argent. Il n’était que neuvième des qualifications.

Deux grimpeurs sur un mur de vitesse
Le mur de vitesse : quinze mètres et des prises identiques partout dans le monde. Photo d’archive : Henning Schlottmann (User:H-stt), CC BY 4.0 via Wikimedia Commons.

Le paradoxe de la soirée porte un autre nom. Jérôme Morel avait battu son propre record de France le matin même, 4,89 secondes, et passait deuxième des qualifications. Son parcours s’est arrêté en huitièmes de finale : dixième au classement final. Sur quinze mètres, une hésitation au départ coûte la journée entière.

Guillaume Moro a manqué la qualification pour trois centièmes, dix-septième avec un run en 5,34 secondes. Léo Grosset finit vingt-troisième avec un meilleur run en 5,45 secondes.

Morel arrivait pourtant lancé : il avait pris l’argent à Zilina, en Slovaquie, le 12 août. L’équipe de France marchait bien en août, elle repart de Laval avec une médaille sur chacune des deux disciplines olympiques.

Sur ce format, tout se joue sur des prises identiques d’un mur à l’autre, ce qui explique pourquoi les grimpeurs de vitesse usent leurs chaussons de salle plus vite que les autres. Le choix de la magnésie compte autant sur un mur de quinze mètres qu’en falaise.

Trois titres européens en para-escalade

L’étape de Coupe du monde de para-escalade, disputée vendredi et samedi dans la même salle, comptait aussi comme championnat d’Europe : les para-athlètes non européens étaient retirés du classement pour établir les podiums continentaux. Dix-sept Français étaient engagés.

Un grimpeur en competition de para-escalade
La para-escalade a rapporté trois titres européens à la France en une soirée. Photo d’archive : Simon Legner (User:simon04), CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons.

Vendredi, l’équipe de France a pris trois titres européens et trois médailles d’argent en une soirée. Antoine Keodara s’impose en RP3 pour sa deuxième compétition internationale et sa deuxième victoire. Lucie Jarrige gagne en AL2. Elsa Boutel Ménard, guidée par Victor Matile, décroche en B3 sa troisième victoire en Coupe du monde. Daphné Guiguen, Siloë Tetaz et Oriane Ilpide complètent avec trois médailles d’argent européennes.

Samedi soir, deux podiums de plus : Adrian Maillard vice-champion d’Europe en B3, deuxième podium en deux compétitions internationales pour sa première saison, et Anthony Guillen troisième en AU2, son premier podium international. Aloïs Pottier finit quatrième en RP1.

Les qualifications avaient duré sept heures vendredi, à partir de huit heures du matin, sur six voies ouvertes sur le grand mur. Les Français étaient engagés dans huit catégories, de l’AL2 au RP3.

Le compte final est net : trois titres continentaux en para-escalade, zéro en difficulté et en vitesse.

Aucune Française médaillée en difficulté ni en vitesse

Chez les femmes, la difficulté s’est arrêtée en demi-finales. Zélia Avezou finit douzième, Ina Plassoux Djiga vingt-deuxième, après des qualifications qui les avaient pourtant placées cinquième et onzième. Le passage des qualifications aux demies a été brutal.

Une grimpeuse en finale de difficulte
Aucune Française n’a atteint la finale de difficulté à Laval. Photo d’archive : FancyBeaver, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons.

Zélia Avezou arrivait pourtant en forme : elle venait d’enchaîner un 8B+ à Magic Wood, en bloc, quelques jours avant Laval. Le bloc en falaise et la difficulté en salle ne se lisent pas dans la même monnaie.

En vitesse, Capucine Viglione est allée le plus loin. Elle a signé un huitième de finale en 6,39 secondes, à trois centièmes de son record de France, avant de sortir en quart. Cinquième européenne. Louise Fontaine termine treizième, Sarah Vouaux vingt et unième avec un seul run validé.

Les finales de vitesse et de difficulté étaient diffusées en direct sur TV8 Mont Blanc, la Coupe du monde de para-escalade sur Eurosport. C’était la deuxième compétition internationale organisée en France cette saison, après celle de Chamonix, au début de l’été.