Le peloton du Grand Prix cycliste de Montréal 2024, sur le circuit du mont Royal. Photo : Miguel Tremblay, CC0 via Wikimedia Commons
À 19 ans, Paul Seixas a fini quatrième du Tour de France en juillet. Neuf semaines plus tard, il débarque à Montréal avec deux courses à disputer et sept coureurs à son service. Les Championnats du monde sur route se courent du 24 au 27 septembre, sur un circuit que le peloton connaît déjà.
Seixas court le chrono, puis la course en ligne
Le coureur de Decathlon-CMA CGM arrive avec un premier grand tour qui a surpris tout le monde. Il a pris la troisième place au Markstein, s’est emparé du maillot blanc dans la foulée et a terminé quatrième du Tour, deuxième chez les jeunes.
Le profil du Mondial montréalais colle à ses qualités de grimpeur-puncheur, et il aura deux occasions de s’en servir : le contre-la-montre d’abord, la course en ligne ensuite. Bruno Armirail l’accompagne sur le chrono.
Pour la course en ligne, la sélection l’entoure de Pavel Sivakov, Bruno Armirail, Jordan Labrosse, Valentin Paret-Peintre, Jordan Jegat, Nicolas Prodhomme et Alex Baudin. Sur un circuit qui se durcit tour après tour, tout dépendra de la distance à laquelle ce collectif tiendra.
Célia Géry mène le groupe féminin
Chez les femmes, la fédération annonce Célia Géry en leader. L’Ardéchoise de 20 ans, qui court chez FDJ United-Suez, a enlevé le titre national sur route en juin à La Tour-du-Pin après celui du cyclo-cross, puis découvert le Tour de France Femmes cet été.
Elle passe les bosses et sait placer son effort au bon moment, ce qui tombe bien sur un tracé où les sprinteuses auront peu à dire. Juliette Berthet, Léa Curinier, Marie Le Net, Evita Muzic, Cédrine Kerbaol et Maëva Squiban roulent pour elle. Berthet et Kerbaol disputent aussi le chrono.
Douze tours du mont Royal
Les deux courses en ligne partent de Brossard, traversent la Montérégie, puis rejoignent Montréal par le pont Samuel-De Champlain avant d’attaquer le circuit final. Celui-ci mesure 13,4 kilomètres pour 269 mètres de dénivelé : douze tours pour les hommes, soit 273,7 kilomètres et 3 803 mètres, huit pour les femmes, soit 180,4 kilomètres et 2 570 mètres.
La difficulté tient à trois passages : la voie Camillien-Houde, le chemin de la Polytechnique et ses pentes à plus de 11 %, puis le faux plat montant de l’avenue du Parc où l’arrivée est jugée. Le contre-la-montre, lui, fait 39,2 kilomètres pour 220 mètres de dénivelé, par le Vieux-Montréal, le circuit Gilles-Villeneuve et le parc Jean-Drapeau.
« Le parcours peut ne pas être si difficile, mais peut aussi l’être à l’extrême si la course est engagée, car alors il n’y a pas de temps de récupération », prévient Thomas Voeckler dans le communiqué de la fédération.
La France aligne enfin un relais mixte qu’elle travaille depuis des années : Juliette Berthet, Marion Borras et Cédrine Kerbaol, puis Bruno Armirail, Rémi Cavagna et Jordan Labrosse. L’équipe avait pris l’argent mondial à Glasgow en 2023 et le titre européen en 2025. « Nous avons manqué la victoire de peu, de 7 secondes à Glasgow et de 4 au Europe : sur une heure d’effort, c’est assez peu », résume Paul Brousse dans le même communiqué.