Photo : Guilhem Vellut, CC BY 2.0 via Wikimedia Commons
Frédéric Tranchand a gagné l’OCC ce jeudi, entre Orsières et Chamonix. Le champion du monde de trail en titre devance Nashon Kiplimo et Miguel Benitiz sur les 60 kilomètres de la course. Chez les femmes, l’Américaine Lauren Gregory s’impose devant Naomi Lang et Sara Alonso. L’organisation n’a pas encore publié les temps.
Tranchand gagne l’OCC à Chamonix
Il était annoncé parmi les favoris et il a fait le travail. On le citait le 16 août au milieu du plateau de l’OCC, aux côtés de Rémi Bonnet, de Francesco Puppi et de Judith Wyder. C’est lui qui franchit la ligne en tête dans les rues de Chamonix.
Tranchand a 35 ans passés, court pour Merrell et pour le club Pilatrail, et son profil chez l’organisateur porte la mention de champion du monde de trail 2025. Ses indices UTMB disent le format qui lui va : 950 sur 50 kilomètres, 947 sur 100, 909 sur 20. L’OCC et ses 60 kilomètres tombent pile au milieu. Il totalise 32 courses terminées et sortait d’une deuxième place sur le 42 kilomètres du Marathon du Mont-Blanc, fin juin.
L’OCC est la plus courte des trois finales du circuit UTMB World Series, devant la CCC et l’UTMB. Soixante kilomètres et 3 500 mètres de dénivelé, ça se court presque entièrement de jour, sans gestion du sommeil ni longues sections de marche. Le format récompense les coureurs rapides plus que les gros diesels d’ultra.
Les temps, eux, n’existent pas encore officiellement. Ni la page de la course ni la base de résultats de l’organisateur ne les affichent ce jeudi soir. Le podium est officiel, les chronos ne le sont pas. Ils seront ajoutés ici quand ils sortiront.
Lauren Gregory gagne chez les femmes
Lauren Gregory est américaine, elle a moins de 35 ans et elle court pour Nike ACG. Son indice UTMB est de 804. Elle arrivait à Chamonix avec quatre courses au compteur cette saison, dont une victoire sur le 50 kilomètres du Speedgoat le 25 juillet, où elle avait fini sixième au scratch. Naomi Lang et Sara Alonso complètent le podium.
Les quatre courses affichées à son calendrier 2026 sont toutes américaines : Gorge Waterfalls sur 30 kilomètres et les Canyons sur 50 en avril, le Broken Arrow sur 23 kilomètres en juin, puis le Speedgoat en juillet. Chamonix la sortait de son terrain habituel.
La course est partie d’Orsières à 8 h 15, par vagues échelonnées jusqu’à 9 heures, avec 14 heures 30 de barrière horaire pour rallier Chamonix. L’organisation imposait 1,5 litre d’eau minimum dans le sac et en conseillait 2.
Un parcours redessiné en haut et en bas
Les 60 kilomètres et 3 500 mètres de dénivelé positif n’empruntaient pas tout à fait le tracé habituel cette année. La partie haute, entre le col de Balme et le col des Posettes, a été refaite avec un passage inédit et un nouveau point culminant à 2 321 mètres.
La fin a bougé aussi. Entre Argentière et Chamonix, les coureurs longent l’Arve par le versant sud de la vallée avant de rejoindre le Petit Balcon Sud, puis de basculer sur la descente traditionnelle vers le centre-ville. Sur une course de 60 kilomètres qui se joue souvent au sprint, déplacer les dix derniers kilomètres change la façon de la courir. Ceux qui visent ce format savent que tout se règle aux pieds : le choix des chaussures de trail pèse plus lourd ici que sur un 100 miles où l’on marche la moitié du temps.
L’UTMB s’élance demain à 17 h 45
La semaine de Chamonix compte huit courses, de lundi matin à vendredi soir, et on en avait détaillé le programme le 21 août. L’OCC passée, il reste la plus longue.
Vendredi, 174 kilomètres et 9 900 mètres de dénivelé positif attendent le peloton, avec 46 heures 45 pour en venir à bout. Les deux vainqueurs de l’an dernier manquent à l’appel : Tom Evans avait renoncé, Ruth Croft a déclaré forfait à deux jours du départ.
La semaine a aussi été marquée par la crise cardiaque de Jeff Browning sur la TDS. L’Américain a été héliporté vers l’hôpital et sa famille, dans son communiqué, n’a pas décrit son état.