Si vous courez en montagne tout l’hiver, sac sur le dos, et que la veste de pluie finit dans le sac neuf fois sur dix, la Storm Racer répond à une question précise : comment rester au sec sans s’arrêter pour se changer. Notre testeuse l’a emportée sur plusieurs sorties trail de l’hiver 2024-2025, de la bruine froide aux gros orages en montagne, jusqu’à un trail de 30 km sous la pluie, le vent et le brouillard.
C’est une veste à part. Pas de zip central : on l’enfile par la tête, et deux zips latéraux permettent de la passer par-dessus un gilet d’hydratation. Patagonia l’annonce à 6,3 onces (environ 180 g), en tissu 3 couches recyclé. Elle coûte 300 € au prix public, et i-Run la vend 180 € en version femme.
Note Grimpeez : 8,1/10
Barème pondéré veste imperméable (imperméabilité 25 %, respirabilité 20 %, poids et compacité 20 %, liberté de mouvement 15 %, finitions et durabilité 10 %, rapport qualité/prix 10 %), noté d’après les sorties du test. Comment on note.
Caractéristiques essentielles
| Usage | Veste imperméable de trail et d’ultra, à porter par-dessus un sac ou un gilet d’hydratation |
|---|---|
| Tissu | H2No Performance Standard 3 couches : nylon ripstop 20 deniers 100 % recyclé, envers en tricot 7 deniers (Patagonia) |
| Imperméabilité | 20 000 mm avant lavage, 10 000 mm après lavage intensif, selon i-Run |
| Déperlant | Traitement DWR sans PFC ajoutés (Patagonia) |
| Poids | 6,3 onces, soit environ 180 g, annoncé par Patagonia |
| Fermeture | Pull-over à enfiler par la tête, deux zips latéraux pour passer la veste par-dessus un sac |
| Poches | Une poche poitrine, dans laquelle la veste se range |
| Capuche, poignets, bas | Capuche réglable d’une seule traction, poignets semi-élastiques incurvés, cordon de serrage à l’ourlet |
| Fabrication | Usine certifiée Fair Trade (Patagonia) |
| Prix | 300 € prix public chez Patagonia ; 180 € chez i-Run au 24 septembre 2026 |

Un hiver de trail : les conditions du test
Notre testeuse a porté la Storm Racer sur plusieurs sorties trail au cours de l’hiver 2024-2025, dans des conditions allant de la bruine froide aux gros orages en montagne. Au programme : une sortie longue, un kilomètre vertical sous la pluie, une sortie plus « route » en ville, et un trail de 30 km en montagne sous une pluie froide continue, avec du vent en rafales et du brouillard.
Elle l’a portée sur un simple tee-shirt technique comme par-dessus une couche intermédiaire et un gilet d’hydratation de 5 litres. Le modèle de test était dans le coloris Subtidal Blue, un bleu turquoise vif.
Sous la pluie : rien n’a traversé
À la prise en main, la veste surprend par sa légèreté et la finesse du tissu. On a du mal à croire qu’elle protège. La première averse intense, essuyée en pleine sortie longue, a réglé la question : notre testeuse est restée totalement au sec, et la veste ne bougeait pas malgré les rafales. Sur l’ensemble des sorties, aucune humidité ne s’est infiltrée, même après des heures sous une pluie froide.
La capuche l’a impressionnée. Elle reste en place dans le vent, protège le visage de la pluie et ne gêne pas la vision.
Le test le plus dur a été ce trail de 30 km en montagne sous une météo exécrable. Elle n’a jamais eu à se soucier du temps, et elle a fini au chaud et au sec. Ne pas avoir à enlever le sac ni à s’arrêter pour ajuster la veste a amélioré son confort, et son temps.
En montée : l’humidité monte, le zip latéral la fait sortir
Il n’y a ni zips sous les bras ni ouverture dans le dos. La ventilation dépend du tissu et des deux zips du buste. En montée par temps frais, notre testeuse a pu garder la veste fermée sans surchauffe excessive, et lors d’une sortie pluvieuse à rythme moyen, pas d’effet sauna ni de condensation gênante. L’envers en tricot est doux sur la peau et ne colle pas comme le plastique des vestes imperméables bas de gamme.
Sur un kilomètre vertical sous la pluie, en revanche, elle a senti l’humidité monter à l’intérieur une fois le cœur bien lancé. Il a suffi d’entrouvrir le zip latéral pour laisser sortir la chaleur. Aucune membrane n’évite la sueur à ce rythme. Le zip latéral permet au moins de la gérer sans s’arrêter.
Les deux zips et le sac d’hydratation
Notre testeuse ouvrait un zip d’une seule main en courant, pour attraper une flasque dans son gilet ou pour faire entrer de l’air, puis le refermait dès qu’elle retrouvait le vent sur une crête. En ultra, où chaque arrêt coûte du temps et de l’énergie, cette manœuvre en mouvement compte.
Côté confort, aucune gêne ni tiraillement dans les bras ou les épaules, qu’elle la porte sur un tee-shirt ou par-dessus sa couche intermédiaire et son gilet de 5 litres. La veste ne remonte pas dans le dos, les poignets élastiques gardent les manches en place sans serrer, et en tirant un peu sur le cordon du bas, elle ne claque plus au vent. Le tissu est aussi plus silencieux qu’un k-way : pas de froissement continu, ce qui se remarque sur les longues heures.
Seule contrainte : on l’enfile par la tête, comme un pull. On s’y habitue, mais c’est moins pratique qu’une veste zippée devant.
Ce qui a agacé notre testeuse
D’abord la poche. Il n’y en a qu’une, sur la poitrine. Lors des sorties sans sac, notre testeuse manquait de place pour les clés, le téléphone et les barres. Son smartphone y rentrait tout juste, et il était si difficile à sortir qu’elle a dû s’arrêter complètement pour le récupérer et prendre une photo.
Ensuite la coupe, quand on court sans sac. Lors d’une sortie en ville sous la pluie, la coupe ample, qui est un atout avec un sac, est devenue un léger inconvénient : la veste flotte davantage au vent, et elle n’a rien de cintré. La Storm Racer n’est pas pensée pour le bitume, mais il faut le savoir.
Enfin le coloris. Le Subtidal Blue du modèle de test n’est pas ce qu’elle aurait choisi pour passer inaperçue. Sur un ultra, être vue est un avantage ; au quotidien, elle aurait préféré un ton plus neutre dans la gamme femme.
Aucun de ces défauts n’est rédhibitoire pour l’usage visé. Pour un usage mixte ville et trail, ils pèsent davantage.
Ronces, frottements du sac, pliages
Un ripstop de 20 deniers paraît fragile. Pendant le test, le tissu a résisté aux accrochages avec les épineux en bord de sentier, et le frottement continu du sac sur les épaules n’a pas marqué la matière. Après plusieurs utilisations et autant de pliages, la veste était toujours comme neuve, et les fermetures n’avaient pas faibli.
Au fil des sorties, notre testeuse a fini par la glisser systématiquement dans son sac, même par ciel clair au départ. Pliée dans sa poche poitrine, elle ne pèse rien jusqu’à l’averse. Un hiver ne dit pas comment la membrane vieillira sur plusieurs saisons, et nous ne l’avons pas mesuré.
Points forts et points faibles
| On aime | On aime moins |
|---|---|
| Totalement au sec sur un trail de 30 km sous la pluie, le vent et le brouillard | Humidité à l’intérieur en effort intense : pas de zips sous les bras |
| Capuche qui reste en place dans le vent sans gêner la vision | Une seule poche, trop petite pour sortir un grand téléphone en courant |
| Deux zips latéraux : ventiler ou attraper une flasque sans enlever la veste | Coupe ample qui flotte au vent quand on court sans sac |
| Environ 180 g annoncés, se range dans sa propre poche | Enfilage par la tête, moins pratique qu’un zip central |
| Ripstop intact après ronces et frottements du sac | 300 € au prix public ; coloris femme très voyants |
Notre avis : pour qui ?
Pour la traileuse engagée en montagne, sur des crêtes ventées et sous la pluie froide, ou pour celle qui prépare un ultra avec une veste imperméable dans le sac, c’est une veste qu’on emporte à chaque sortie et qu’on oublie jusqu’au moment où elle sert. Elle reste sur le dos quand la météo change, et on n’a pas besoin de s’arrêter au stand pour la régler.
Pour de la pluie occasionnelle sur 5 ou 10 km en ville, elle est surdimensionnée, et son prix public ne se justifie pas. Une veste de running plus simple, avec deux poches et une coupe plus ajustée, fera mieux l’affaire. Notre comparatif des vestes de running femme et celui des vestes de trail les mettent côte à côte. Si vous préparez un ultra, vérifiez aussi ce que le règlement exige dans notre guide du matériel obligatoire en ultra-trail.
Prix et disponibilité
Patagonia Storm Racer femme 8,1/10
Patagonia
Le meilleur pour · le trail en montagne sous la pluie, sac sur le dos
Veste 3 couches H2No, environ 180 g annoncés, deux zips latéraux. 180 € chez i-Run et 300 € chez Patagonia au 24 septembre 2026.
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Questions fréquentes
Quel est notre avis sur la Patagonia Storm Racer femme ?
Après un hiver de sorties trail, notre note est de 8,1/10. Notre testeuse est restée au sec sous des heures de pluie froide, y compris sur un trail de 30 km en montagne, et les deux zips latéraux permettent de ventiler ou d’attraper une flasque sans enlever la veste. Ses défauts : de l’humidité à l’intérieur en effort intense, une seule petite poche, et une coupe ample qui flotte sans sac.
La Storm Racer est-elle vraiment imperméable ?
Oui. C’est une veste 3 couches H2No donnée pour 20 000 mm avant lavage et 10 000 mm après lavage intensif, selon i-Run. Pendant le test, aucune eau n’a traversé, même après des heures sous une pluie froide. La sueur, elle, peut s’accumuler à l’intérieur en montée rapide.
Combien pèse la Patagonia Storm Racer femme ?
Patagonia l’annonce à 6,3 onces, soit environ 180 g. Nous ne l’avons pas pesée nous-mêmes. Elle se range dans sa propre poche poitrine.
Comment taille la Storm Racer ?
La coupe est ample sur le buste, pour passer par-dessus un gilet d’hydratation. Notre testeuse l’a portée sur un tee-shirt comme sur une couche intermédiaire et un gilet de 5 litres, sans gêne. Sans sac, elle flotte un peu : si vous courez surtout sans gilet, c’est un point à essayer en magasin.
Quel est le prix de la Patagonia Storm Racer ?
300 € au prix public chez Patagonia. i-Run vend la version femme 180 € (relevé du 24 septembre 2026).