Si vous courez tôt le matin ou le soir, par une météo qui hésite, et que le coupe-vent que vous avez vous transforme en sauna dès que vous accélérez, la Canopy Jacket de Brooks vise exactement ce problème. C’est une veste légère, déperlante et très respirante. Elle n’est pas imperméable, et elle ne prétend pas l’être.
Notre testeuse l’a portée pendant une quinzaine de jours, en taille M, sur différents terrains et par différentes météos : une séance de fractionné par 8 °C, une sortie longue sous le crachin, une sortie venteuse au bord d’un lac, un trail court. Son prix de référence chez i-Run est de 120 € ; elle y est en déstockage à 64 €, et une nouvelle Canopy est arrivée en rayon.
Note Grimpeez : 8/10
Barème pondéré veste de pluie et coupe-vent (imperméabilité 25 %, respirabilité 20 %, poids et compacité 20 %, liberté de mouvement 15 %, finitions et durabilité 10 %, rapport qualité/prix 10 %), noté d’après les sorties du test. La Canopy est une veste déperlante : sa note d’imperméabilité mesure ce qu’elle a tenu, pas ce qu’elle ne prétend pas faire. Comment on note.
Caractéristiques essentielles
| Usage | Coupe-vent déperlant de running, route et trail roulant |
|---|---|
| Tissu | DriLayer Seal, coupe-vent, déperlant et respirant ; 99 % de matières recyclées (i-Run) |
| Protection pluie | Traitement déperlant, conçu pour la pluie légère ; pas de membrane |
| Poids | Non communiqué par i-Run ; nous ne l’avons pas pesée |
| Capuche | Réglable, avec protège-menton |
| Fermeture et aération | Zip intégral, aération dans le dos |
| Poches | Veste testée : deux poches mains et une poche poitrine zippées, plus une petite poche intérieure. Version vendue aujourd’hui : deux poches latérales zippées (i-Run) |
| Rangement | Veste testée : pochette en filet au dos, avec bretelles, portée en sacoche. Version vendue aujourd’hui : se range dans sa poche (i-Run) |
| Référence | 221521, version vendue aujourd’hui (i-Run) ; la veste testée est la génération précédente |
| Prix | 120 € prix de référence ; 64 € chez i-Run au 24 septembre 2026 |

Points forts et points faibles
| On aime | On aime moins |
|---|---|
| Respirante en fractionné par 8 °C : pas fini trempée de sueur | Déperlante seulement : sous une averse soutenue, elle finira par prendre l’eau |
| Au sec après 45 minutes de crachin puis d’averse légère | Tissu fin : en plein vent très frais, un léger frisson passe au travers |
| Tissu doux et silencieux, aucune restriction dans les bras | Un peu courte aux hanches : 2 ou 3 cm de plus auraient été bienvenus |
| Capuche qui reste en place face au vent | Tissu léger à ménager dans les sentiers encombrés de ronces |
| Se replie en petite sacoche portée en travers du torse | Pas de bandes réfléchissantes, d’après le compte rendu d’origine |
| 64 € aujourd’hui chez i-Run, en fin de série |
Test terrain : ce qu’elle a vécu en quinze jours
Première impression et coupe
Au déballage, la Canopy surprend par sa légèreté et la douceur de son tissu. Elle ne pèse presque rien en main, et le toucher n’a rien de l’effet k-way qui bruisse et colle à la peau. La coupe semi-ajustée est un peu ample : notre testeuse l’a enfilée aussi bien sur un simple t-shirt technique que sur une couche intermédiaire plus épaisse les jours frais.
La longueur des manches lui convenait, et elle pouvait les remonter jusqu’aux coudes sans que l’élastique comprime les bras. Seul regret : sur elle, la veste descend jusqu’en haut des hanches. C’est suffisant pour protéger le bas du dos, mais 2 ou 3 cm de plus l’auraient rendue parfaite. Si vous êtes grande, essayez-la avant.
En course : respirante, même en fractionné
Dès les premières foulées, la Canopy s’est montrée très confortable en mouvement. Le tissu suit les gestes, sans aucune restriction dans les bras, et surtout il ne fait presque pas de bruit, ce qui se remarque dans le calme d’une sortie matinale.
C’est la respirabilité qui l’a convaincue. En accélérant, elle n’a pas retrouvé la sensation de surchauffe connue avec d’autres coupe-vent. Pendant une séance de fractionné par 8 °C, elle n’a pas fini trempée de sueur, ce qui lui était arrivé avec une Patagonia Houdini, sous laquelle elle avait eu l’impression d’être dans un sauna. Avec la Brooks, la transpiration s’évacue et le tissu ne colle pas à la peau.
Pluie et vent : au sec sous le crachin, un frisson en plein vent
Lors d’une sortie longue, notre testeuse a couru 45 minutes sous un crachin, puis sous une averse légère. Elle est restée au sec, sans aucune infiltration : les gouttes glissent sur la veste sans traverser le tissu. Ce n’était pas un déluge. Sous un vrai orage, elle s’attend à ce que l’eau finisse par passer, et c’est logique : la Canopy n’est pas une veste de pluie intégrale. Pour des pluies fines ou intermittentes, elle remplit son rôle.
Elle l’a aussi emmenée au bord d’un lac, par temps venteux, avec des rafales autour de 30 km/h. Le coupe-vent limite l’effet du froid sur le haut du corps. En plein vent très frais, on sent malgré tout un léger frisson traverser la matière : c’est le revers de sa respirabilité. Vers 5 °C, avec un sous-vêtement technique en dessous, elle était bien ; sous 0 °C, elle prendrait plutôt une veste plus épaisse ou une couche de plus.
Capuche, poches et zip en pratique
La capuche se déploie vite quand la pluie commence, et ses cordons permettent de bien l’ajuster. Face au vent, à allure de course, elle est restée en place sans s’envoler. Quand notre testeuse n’en avait plus besoin, elle la laissait repliée à plat dans le dos : elle ne se range pas dans le col.
Côté poches, elle a glissé son smartphone dans la poche poitrine, où un grand téléphone d’environ 6 pouces tient tout juste, et ses clés de voiture dans une petite poche intérieure. Rien n’a bougé pendant la course. Les deux poches mains sont placées assez haut pour ne pas gêner le mouvement des bras. Le zip intégral s’ouvre et se ferme facilement en courant, et le petit rabat en haut évite de se pincer le menton : on ventile en montée, on referme en descente.
Ces poches et le rangement en sacoche décrits par notre testeuse correspondent à la génération précédente de la Canopy, qui se repliait dans une pochette en filet intégrée, avec des bretelles pour la porter. La Canopy vendue aujourd’hui chez i-Run n’a plus que deux poches latérales zippées et se range dans l’une d’elles. Le ressenti sur le tissu, la respirabilité et la protection reste valable ; le rangement, lui, a changé.
Repliée en sacoche sur un trail court
Sur un trail court, parti par un temps frais et menaçant, notre testeuse a gardé la veste sur elle pendant la première moitié. Une fois le soleil revenu, elle l’a retirée et, en quelques secondes, l’a repliée dans sa poche filet au dos grâce aux bretelles intérieures. La veste devient une petite sacoche qu’elle a portée en travers du torse, sans ballottement grâce aux sangles réglables. Elle a repris la course sans être gênée, et l’a oubliée. C’est l’un des détails qu’elle a préférés.
Son verdict après quinze jours
Son avis est très positif : confort, légèreté, et surtout une respirabilité hors pair. Elle l’a emmenée partout sans se soucier du temps, dans le sac ou repliée sur le dos, et elle s’est rendue utile chaque fois que la météo a tourné. En dehors de ses limites sous forte pluie, logiques pour une veste déperlante, elle la recommande aux coureuses qui veulent une veste fiable en toute saison, hors gros temps d’hiver.
Pour qui, et pour quelles conditions ?
La Canopy s’adresse d’abord aux coureuses régulières, de niveau intermédiaire à confirmé, qui sortent par tous les temps, tôt le matin ou le soir. Elle convient à la route comme au trail léger, en forêt ou sur des sentiers roulants, tant que le terrain n’est pas trop abrasif. Pour les longues sorties, préparation de marathon au printemps ou trail de moyenne distance, on la glisse dans un sac ou on la porte en sacoche, et on la sort quand le vent se lève.
Elle est à sa place en mi-saison, à l’automne et au printemps, quand le temps varie beaucoup. Par temps frais, elle fait la petite couche coupe-vent par-dessus un t-shirt ou une première couche. Par temps froid, notre testeuse ajoute une couche en dessous : elle était bien vers 5 °C avec un sous-vêtement technique. Pour les journées d’hiver très froides ou les longues sorties sous une pluie battante, prenez autre chose : une veste à membrane imperméable si l’objectif est de rester au sec, une veste isolante si c’est le froid qui pose problème.
Elle conviendra surtout aux coureuses qui transpirent beaucoup, et à celles qui font du fractionné, des côtes ou du tempo, là où un coupe-vent classique devient vite étouffant. Si vous partez longtemps avec juste un short, un t-shirt et de l’eau, elle vous suivra en fond de sac pour l’imprévu, sans vous alourdir. Notre comparatif des vestes de running femme vous aidera si vous hésitez avec un modèle imperméable.
Les alternatives
Patagonia Houdini. La référence des coupe-vent minimalistes, plus compacte encore une fois pliée. Notre testeuse en a porté une avant la Canopy : en fractionné, elle s’y est sentie comme dans un sauna. À réserver aux sorties calmes ou comme couche d’appoint. Elle est vendue 120 € chez Patagonia.
Salomon Bonatti Waterproof. Une veste de trail entièrement imperméable, faite pour la forte pluie et la montagne. Elle protège mieux sous l’orage, au prix d’une respirabilité moindre et d’un peu plus de poids. Le bon choix si vous courez souvent sous des pluies intenses.
ASICS Fujitrail. Un coupe-vent très léger avec capuche réglable, au tissu encore plus fin que celui de la Canopy, pensé pour le vent et quelques gouttes. Pour celles qui cherchent le poids minimum.
Si vous voulez rester totalement au sec, il faut passer à une veste à membrane, plus chère et plus lourde : notre test de la Patagonia Storm Racer et celui de la Nike Storm-FIT ADV Run Division en sont deux exemples.
Canopy testée ou nouvelle Canopy ?
i-Run vend désormais une nouvelle Canopy femme, présentée comme une nouveauté. D’après sa fiche, elle passe à un tissu GO² avec traitement déperlant DWR, ajoute une protection UPF 40+, garde le zip intégral, la capuche et les poignets élastiques, et se range dans l’une de ses deux poches latérales zippées. Elle coûte 120 €, 85 € en promotion, et existe en version Reflective à 150 €.
La Canopy testée ici reste le meilleur achat tant qu’il reste des tailles : 64 € pour une veste qui a convaincu notre testeuse. Si vous tenez à la visibilité de nuit, la version Reflective de la nouvelle Canopy répond au manque de bandes réfléchissantes. Brooks vend aussi une Canopy Waterproof à 250 € chez i-Run, pour celles qui veulent le même nom avec une vraie protection pluie ; nous ne l’avons pas testée.
Prix et disponibilité
Brooks Canopy Jacket femme 8/10
Brooks
Le meilleur pour · courir vite par temps changeant sans surchauffer
Coupe-vent déperlant, très respirant, qui se replie en sacoche. 64 € chez i-Run au 24 septembre 2026, au lieu de 120 €, en fin de série : les tailles partent.
La nouvelle Canopy est disponible chez i-Run à partir de 85 €.
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Questions fréquentes
La Brooks Canopy Jacket vaut-elle le coup ?
Pour une coureuse qui transpire beaucoup et court par temps changeant, oui : notre note est de 8/10. Elle respire en fractionné, protège du vent et du crachin, et se replie en sacoche. À 64 € chez i-Run en fin de série, le rapport qualité/prix est excellent. Si vous courez souvent sous de vraies averses, prenez une veste imperméable.
La Brooks Canopy Jacket tient-elle chaud ?
Peu : c’est une couche coupe-vent fine, pas une veste d’hiver. Notre testeuse était bien vers 5 °C avec un sous-vêtement technique en dessous, mais en plein vent très frais un léger frisson traverse le tissu. Sous 0 °C, elle ajouterait une couche ou prendrait une veste plus épaisse.
La Brooks Canopy Jacket est-elle imperméable ?
Non, elle est déperlante. Notre testeuse est restée au sec après 45 minutes de crachin puis d’averse légère, mais sans membrane ni coutures étanchées, une pluie forte et prolongée finit par traverser. Brooks vend une Canopy Waterproof à part, que nous n’avons pas testée.
Quelle est la meilleure veste pour courir ?
Cela dépend de la météo que vous affrontez. Pour le vent et la petite pluie, un coupe-vent respirant comme la Canopy suffit et surchauffe moins. Pour la pluie soutenue ou la montagne, il faut une veste à membrane. Notre comparatif des vestes de running femme classe les modèles par usage.
Comment taille la Brooks Canopy Jacket ?
Notre testeuse l’a portée en M. La coupe semi-ajustée laisse passer une couche intermédiaire, les manches se remontent jusqu’aux coudes, mais la veste s’arrête en haut des hanches. Si vous êtes grande, prévoyez de l’essayer.