Si vous cherchez une paire légère pour le fractionné et les courses du 5 km au semi, sans plaque et sans y mettre le prix d’une chaussure carbone, la Rincon 4 est l’une des réponses les plus simples. Je l’ai emmenée sur la piste pour des séances de vitesse, sur route pour des sorties longues, et en compétition. Dès les premières foulées, j’ai eu envie d’accélérer, comme si la chaussure me poussait à monter le rythme.
Elle a un revers, et il se voit sous la semelle : pour gagner du poids, Hoka a laissé beaucoup de mousse à nu, et elle s’use vite. Son prix conseillé était de 130 €. La Rincon 5 l’a remplacée, et on trouve la 4 entre 88 et 117 € chez i-Run.
Note Grimpeez : 7,6/10
Barème pondéré chaussure de running (amorti 25 %, stabilité 20 %, dynamisme 20 %, légèreté 15 %, accroche 10 %, durabilité 10 %), noté d’après le compte rendu du test. Comment on note.
Caractéristiques essentielles
| Usage | Running sur route, neutre : fractionné, tempo, courses du 5 km au semi |
|---|---|
| Semelle intermédiaire | Double couche de mousse EVA et EVA caoutchoutée, profil incurvé (rocker), selon i-Run |
| Drop | 5 mm |
| Poids | 223 g en taille 42, pesé par i-Run (le poids varie selon la pointure) |
| Tige | Mesh jacquard technique en double couche |
| Semelle extérieure | Caoutchouc sur les zones d’appui ; sur notre paire, la mousse restait apparente sur une bonne partie de la semelle |
| Prix | 130 € prix conseillé ; de 88 à 117 € chez i-Run en septembre 2026 |
Les conditions du test
Je l’ai portée sur des séances variées : du fractionné court sur piste (séries de 200 à 1 000 m, séances de VMA, 30/30), des footings d’endurance fondamentale, des sorties longues de 20 à 25 km sur route, et en compétition. Mon compte rendu de l’époque ne donne ni kilométrage total ni durée de test ; je n’en invente pas ici.
En main, elle surprend : on a presque l’impression de tenir une chaussure de compétition tant elle est légère, avec pourtant une semelle épaisse. Sur la balance d’i-Run, 223 g en 42.
En fractionné, elle pousse à accélérer
C’est là qu’elle est le plus à l’aise. Sur les séries courtes, on se sent léger, et à chaque relance la mousse redonne un petit coup de fouet. Même à haute intensité, la chaussure reste bien en place sur le pied.
Sur les 30/30 et les sprints, la transition de l’attaque à la poussée est très rapide. Le drop de 5 mm et la semelle incurvée permettent de courir facilement sur l’avant-pied à vive allure. Les sensations m’ont rappelé un flat de compétition d’ancienne génération, sans plaque : un contact au sol direct, qui laisse sentir ses appuis. Il n’y a pas de plaque rigide à apprivoiser : on l’enfile et on court.
Face aux chaussures à plaque, carbone ou nylon, elle montre ses limites sur les efforts les plus intenses : celles-ci rendent plus d’énergie. Si c’est ce que vous cherchez, notre comparatif des super trainers va plus loin.
Amorti : dosé, pas moelleux
La mousse amortit bien le choc au talon, avec le moelleux typique de Hoka, sans être molle. Le pied s’enfonce juste ce qu’il faut, puis la mousse renvoie. J’ai surtout apprécié ce dosage, ni trop ferme ni trop mou, qui la rend polyvalente : sur des intervalles rapides elle répond tout de suite, et sur les portions plus calmes elle se fait oublier.
L’amorti reste modéré. Il est moins généreux que celui d’une Clifton ou d’une Bondi, et après deux heures de course, les jambes sont un peu plus entamées qu’avec un modèle très amorti. Si c’est le moelleux que vous voulez, regardez notre comparatif des chaussures très amorties.
La stabilité, bonne surprise
Pour une chaussure aussi légère, je m’attendais à quelque chose d’un peu flottant sur les appuis. La Rincon 4 m’a rassuré, y compris en fin de sortie, quand la fatigue se faisait sentir et que la foulée devenait moins propre. La semelle est large, et on se sent en confiance pour allonger la foulée. C’est une chaussure neutre, sans contrôle de la pronation.
Sorties longues et compétition
Sur un footing d’endurance fondamentale ou une sortie longue de 20 à 25 km, la légèreté se paie en moins de fatigue musculaire. Jusqu’à cette distance, elle a très bien tenu. Au-delà, c’est l’amorti modéré qui fixe la limite.
En course, je la vois du 5 km au semi-marathon : elle protège assez pour tenir un rythme soutenu sur 21 km, et elle ne pèse rien. Sur marathon, elle peut convenir à un coureur léger, efficace et habitué à peu d’amorti, mais ce n’est pas la chaussure la plus facile pour 42 km : sans plaque et avec moins de mousse, elle demande plus d’effort musculaire en fin de course.
Chaussant : étroit, et un peu petit
Le mesh souple épouse bien le pied, et le laçage tient le médio-pied. Le col de cheville et la languette sont rembourrés juste où il faut. Mais l’avant du pied est plutôt étroit : l’ajustement est précis, et un pied large s’y sentira à l’étroit.
Elle chausse aussi un peu petit : prenez une demi-pointure au-dessus de votre taille habituelle. Dernier détail, la languette est fine et courte ; un peu plus longue, elle aurait été plus confortable sur le cou-de-pied, mais en course elle ne gêne pas. Notre guide quelle pointure pour courir détaille la marge à garder devant les orteils.
La semelle, le prix de la légèreté
Le caoutchouc ne couvre que quelques zones au talon et à l’avant-pied ; le reste, c’est la mousse intermédiaire directement au contact du sol. C’est léger et souple. C’est aussi fragile : l’usure de la mousse se voit dès quelques dizaines de kilomètres, surtout si vous appuyez fort sur la pointe ou le talon, et le bitume rugueux l’accélère.
Sur route sèche, la traction reste correcte grâce aux inserts de gomme. Sur route mouillée, l’adhérence est acceptable, un cran en dessous des chaussures qui ont plus de caoutchouc : prudence sous la pluie. Hoka a fait un choix assumé, la vitesse avant la robustesse, et vous n’atteindrez sans doute pas 800 km avec la paire. Pour savoir quand la remplacer, les repères sont dans notre guide quand changer ses chaussures de running.
Rincon 4 ou Rincon 5 ?
Selon la fiche d’i-Run, la Rincon 5 change sur quatre points :
- le drop passe de 5 à 8 mm ;
- une semelle extérieure en caoutchouc Durabrasion Rubber, présentée comme plus durable ;
- une semelle intermédiaire revue et une tige repensée au niveau du col ;
- un poids de 242 g en 42, pesé par i-Run, contre 223 g pour la 4.
Sur le papier, la 5 répond au principal reproche du test, la semelle qui s’use vite, au prix d’une vingtaine de grammes et d’un drop plus haut. Elle se vend 135 € chez i-Run. Si vous aimiez la 4 pour son drop bas et son poids, et que vous la réservez aux séances rapides, elle reste l’achat malin tant qu’il reste des pointures. Si vous cherchez une paire qui dure, la 5 mérite l’écart.
Points forts et points faibles
| On aime | On aime moins |
|---|---|
| Très légère : 223 g en 42, on l’oublie même à vive allure | Mousse à nu qui s’use dès quelques dizaines de kilomètres |
| Vive en fractionné, elle donne envie d’accélérer | Adhérence un cran en dessous sur route mouillée |
| Amorti dosé, ni trop ferme ni trop mou | Avant-pied étroit, et elle chausse un peu petit |
| Stable en fin de sortie, malgré sa légèreté | Amorti limité au-delà de deux heures |
| Moins de 100 € aujourd’hui, en fin de série | Languette fine et courte |
Notre avis : pour qui ?
Mon avis sur la Rincon 4 est très positif, à condition de la prendre pour ce qu’elle est : une chaussure légère et vive, qui donne le sourire en fractionné et reste assez douce pour servir régulièrement à l’entraînement. Du 5 km au semi, elle fait le travail sans plaque et sans technologie à apprivoiser.
Elle n’est pas faite pour tout. Si vous courez beaucoup et voulez une seule paire, sa semelle vous lâchera trop tôt ; notre comparatif des chaussures de running route vous orientera vers des modèles plus solides. Pour rester chez Hoka avec un modèle d’entraînement dynamique, voyez aussi notre test de la Hoka Mach 6.
Prix et disponibilité
Hoka Rincon 4 7,6/10
Hoka
Le meilleur pour · le fractionné et les courses du 5 km au semi, à petit prix
Chaussure légère sans plaque, drop 5 mm, 223 g en 42. 88 € en homme et à partir de 94 € en femme chez i-Run au 24 septembre 2026, en fin de série : les pointures partent.
La Rincon 5 est disponible chez i-Run à 135 €.
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Questions fréquentes
Quels sont les avis sur la Hoka Rincon 4 ?
Notre note est de 7,6/10. Elle est très légère, vive en fractionné, avec un amorti bien dosé et une stabilité rassurante pour son poids. Ses limites : une semelle en mousse apparente qui s’use vite, une adhérence moyenne sur route mouillée, et un avant-pied étroit.
Quelle est la différence entre la Rincon 3 et la Rincon 4 ?
Selon i-Run, la Rincon 4 gagne 3 mm d’épaisseur de semelle pour plus de confort, avec une semelle intermédiaire retravaillée pour la légèreté, l’amorti et la résistance, et une nouvelle tige en mesh jacquard double couche. Nous n’avons testé que la Rincon 4.
Quelle est la chaussure Hoka la plus confortable ?
Pas la Rincon 4 : son amorti est volontairement modéré, moins généreux que celui d’une Clifton ou d’une Bondi, et on le sent après deux heures de course. Pour le confort d’abord, notre comparatif des chaussures très amorties met les modèles les plus moelleux côte à côte.
Quel est le prix de la Hoka Rincon 4 pour femme ?
Son prix conseillé était de 130 €. En fin de série, la version femme se trouve entre 94 et 117 € chez i-Run (relevé du 24 septembre 2026), selon le coloris.
Comment taille la Hoka Rincon 4 ?
Un peu petit, avec un avant-pied étroit. Prenez une demi-pointure au-dessus de votre taille habituelle ; si vous avez le pied large, essayez-la avant d’acheter.