Le DVA nivia 3D finder livré à partir du 9 novembre

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Un exercice de recherche de victime d’avalanche, sonde plantée dans la neige. Photo d’illustration. Photo : Ruth Hartnup from Vancouver, Canada, CC BY 2.0 via Wikimedia Commons

Il coûte 549 euros, plus que n’importe lequel des six DVA de notre comparatif, et il ne fait qu’une promesse : trouver plus vite. La marque allemande nivia livrera son 3D finder à partir du 9 novembre, après une production programmée en septembre et octobre. Selon elle, l’appareil localise une personne ensevelie jusqu’à 30 % plus rapidement, quel que soit le DVA qu’elle porte.

Le nivia 3D finder livré à partir du 9 novembre

Un sac à dos de ski, une pelle orange, une sonde dépliée et un DVA jaune posés côte à côte
Un DVA, une pelle et une sonde : le matériel de base de la recherche en avalanche. Photo d’illustration. Photo : Nolispanmo, CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

La précommande est ouverte sur la boutique en ligne européenne de la marque : 549 euros pour l’appareil seul, 649 euros avec une pelle et une sonde. La livraison est attendue en novembre, les premières expéditions sont annoncées à partir du 9. Le boîtier existe en deux coloris, bleu indigo ou bleu glacier. C’est le seul produit de nivia, qui l’accompagne d’une application et d’un système de portage réglable, à placer « le plus haut possible sur le corps », recommande la marque.

Une recherche « sans croisement », selon la marque

Un homme en veste sombre avance dans la neige profonde, une pelle à la main, entre quelques sapins
Un exercice de recherche au DVA. Photo d’illustration. Photo : Ruth Hartnup from Vancouver, Canada, CC BY 2.0 via Wikimedia Commons.

nivia décrit une « nouvelle technique 3D » qui mène le chercheur « sans croisement, directement et au centimètre près vers la personne ensevelie ». C’est sur ce point qu’elle chiffre son avance : une « recherche 30 % plus rapide, quel que soit le DVA recherché ». Son site ne dit pas comment ce gain a été mesuré.

L’appareil se commande avec un seul interrupteur, Off, Send ou Search, déverrouillé par un bouton de sécurité. Un bouton rouge sert à marquer une victime quand il y en a plusieurs, à vérifier le groupe au départ ou à régler l’appareil sans passer par l’application. La batterie lithium-ion, rechargeable en USB-C, est annoncée pour 350 heures, et le même port peut recharger un téléphone en urgence, le DVA gardant la priorité sur sa propre charge. L’application passe un appel d’urgence automatique avec les coordonnées GPS et affiche le bulletin d’avalanches, des cartes, la météo et un inclinomètre.

Face aux DVA de notre comparatif

Un DVA gris et noir de la marque Mammut dont l'écran affiche une flèche de direction et une distance de 9,3 mètres
L’écran de recherche d’un autre DVA, le Mammut Barryvox S. Photo d’illustration. Photo : Ipolite, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons.

Sur la fiche technique, le 3D finder reprend les bases de tous les DVA récents : trois antennes, la fréquence internationale de 457 kHz qui lui permet de trouver un appareil de n’importe quelle marque, une portée de 50 mètres sur deux axes et de 40 sur le troisième. Sa bande de recherche atteint 70 mètres, mesurée selon la recommandation de la commission internationale de sauvetage alpin (ICAR). Dans notre comparatif des DVA, l’Ortovox Focus Voice en annonce 80. Le Pieps Mini IPS, le plus léger de la sélection, pèse 158 grammes piles comprises ; le 3D finder en pèse 225. Les six appareils du comparatif coûtent de 234 à 380 euros.

Le 3D finder arrive après une série de rappels chez les fabricants installés. ARVA a rappelé deux fois son Neo BT Pro, en janvier 2025 puis en avril 2026 : une consommation anormale de la pile pouvait faire redémarrer l’appareil et couper l’émission comme la recherche. Nous avions détaillé ce second rappel en août. Mammut a rappelé en novembre 2024 des Barryvox 2 et Barryvox S2, dont l’interrupteur mal aligné pouvait faire passer l’appareil d’émission en recherche, et Pieps une série de Pro IPS aux contacts de piles défaillants.

nivia prévient elle-même que son appareil « doit toujours être utilisé en complément d’une formation adéquate sur les avalanches », avec un entraînement et un entretien réguliers. Un DVA ne fait qu’un tiers du sauvetage, avec la pelle et la sonde, et la méthode pour s’en servir dans une avalanche ne change pas avec lui.