Si vous cherchez une seule paire pour courir trois ou quatre fois par semaine, sur route, avec un footing de récupération le lundi et une sortie longue le dimanche, la Pegasus 41 fait partie des chaussures qui répondent à la question sans la compliquer. Je l’ai portée pendant environ 450 km, de l’été 2024 à février 2025, sur mes parcours habituels autour de Lyon. J’ai couru avec quasiment toutes les Pegasus depuis la 35, et j’avais usé ma 40 jusqu’à la corde avant de passer à celle-ci, et c’est à elle que je l’ai comparée.
La 41 est sortie en juin 2024. Nike y a introduit sa mousse ReactX, qui rend 13 % d’énergie en plus que la mousse React de la 40 selon la marque, en gardant les deux unités Air Zoom, à l’avant et au talon. Elle se vendait 140 € à sa sortie. On la trouve aujourd’hui entre 81 et 112 € chez i-Run, parce que la Pegasus 42 l’a remplacée.
Note Grimpeez : 7,7/10
Barème pondéré chaussure de running (amorti 25 %, stabilité 20 %, dynamisme 20 %, légèreté 15 %, accroche 10 %, durabilité 10 %), noté d’après les 450 km du test. Comment on note.
Caractéristiques essentielles
| Usage | Entraînement quotidien sur route (daily trainer) |
|---|---|
| Semelle intermédiaire | Mousse ReactX, première Pegasus à l’utiliser : +13 % de retour d’énergie par rapport à la React de la 40, selon Nike |
| Unités Air | Air Zoom à l’avant et au talon |
| Drop | 10 mm |
| Poids | 270 g annoncés par i-Run (le poids varie selon la pointure) |
| Tige | Mesh technique, système Dynamic Midfoot Fit (laçage relié à une bande interne au médio-pied), languette à soufflet |
| Semelle extérieure | Caoutchouc à motif gaufré, rainures de flexion à l’avant |
| Prix | 140 € prix public à la sortie (juin 2024) ; de 81 à 112 € chez i-Run en septembre 2026 |
450 km autour de Lyon : les conditions du test
Au programme : des footings d’endurance du dimanche matin, des sorties matinales sous la pluie, une sortie longue de 25 km, un semi-marathon couru à allure tranquille, et une séance de fractionné de 10 × 400 m pour voir où elle cédait. Le tout de l’été 2024, avec quelques sorties par 35 °C, jusqu’en février 2025, pour environ 450 km au compteur.
J’attaque par le talon, comme beaucoup de coureurs loisir, ce qui colle bien au drop de 10 mm. Et j’ai un pied plutôt standard. Pendant le test, la Pegasus tournait avec une Brooks Ghost 16 et une ASICS Nimbus 26, que je possède aussi, ce qui m’a donné des points de comparaison directs.
Amorti : plus doux que la 40
Dès la première sortie, j’ai retrouvé une Pegasus. La sensation est familière, avec un peu plus de douceur à l’atterrissage que sur la 40. Le léger rocker aide à dérouler sans y penser, et après 20 km mes jambes étaient en meilleur état que je ne l’attendais.
La stabilité m’a surpris davantage que l’amorti. Les bords du talon sont un peu relevés, et ça se sent en fin de sortie longue, quand la fatigue rend la foulée moins propre : la chaussure garde le pied dans l’axe sans le corriger de force. Sur ma sortie longue de 25 km, j’ai fini frais. Enfin, façon de parler : bien rincé quand même.
Le chaussant tombe juste pour mon pied : ni serré ni flottant. L’avant du pied a été un peu affiné par rapport à la 40, et au bout de deux heures de course je n’ai eu aucun point de compression. La languette à soufflet reste en place, ce qui n’était pas toujours le cas sur les anciennes versions.
Au-delà de l’allure semi, elle freine
C’est sa limite. Quand j’ai voulu pousser sur du fractionné court, la mousse a absorbé plus d’énergie qu’elle n’en rendait : confortable, mais pas explosive. La séance de 10 × 400 m a suffi à me convaincre de garder une autre paire pour la piste.
Au-dessus de l’allure semi-marathon, elle devient limitante, et son poids se sent sur les sorties tempo, surtout si vous êtes habitué à des modèles plus légers. En revanche, pour un semi couru sans viser de chrono, elle a très bien fait le travail. Sur une semaine type (récupération, tempo modéré, sortie longue), elle a couvert environ 80 % de mon programme ; les 20 % restants, c’était la piste.
Accroche : la pluie lyonnaise et le parc de la Tête d’Or
La semelle gaufrée n’a rien de nouveau, et c’est tant mieux. Mon parcours habituel passe par le parc de la Tête d’Or, et je l’ai couru plusieurs fois sous une pluie battante : flaques, feuilles mortes, quelques passages de gravier. La Pegasus n’a pas bronché, et sur route mouillée elle m’a sauvé la mise plus d’une fois. Les rainures de flexion à l’avant rendent la transition naturelle.
Je ne l’emmènerais pas pour autant sur les sentiers techniques du Pilat. Pour de la ville avec quelques chemins, elle suffit largement ; pour du trail, prenez une chaussure faite pour.
Ce qu’il reste après 450 km
Après ces 450 km, la semelle extérieure montrait à peine des signes d’usure et la mousse gardait son rebond. C’est un argument face à des chaussures plus légères qui s’affaissent bien avant, et à 140 € la paire à l’époque, ça comptait. Pour savoir quand remplacer la vôtre, les repères sont dans notre guide quand changer ses chaussures de running.
Autre défaut : la chaleur. Par 35 °C, j’ai senti mes pieds chauffer : le mesh est correct, sans plus, et d’autres empeignes respirent mieux. En été, prévoyez des chaussettes techniques respirantes.
Face à la Ghost 16, la Nimbus 26 et la Ride 17
Brooks Ghost 16 (dans ma rotation pendant le test). La Ghost est plus moelleuse, idéale pour récupérer, mais un peu molle quand on accélère. La Pegasus est plus ferme et plus dynamique ; pour une paire unique, elle trouve un meilleur équilibre.
ASICS Nimbus 26 (achetée en soldes). Très confortable, mais lourde et peu réactive : je ne la sortais que pour les footings de récupération. La Pegasus couvre beaucoup plus de terrain, du footing lent au tempo modéré. Si l’amorti maximal vous tente quand même, notre test de la Nimbus 27 et notre comparatif des chaussures très amorties vont plus loin.
Saucony Ride 17 (essayée grâce à un ami). C’est la rivale la plus directe : même philosophie, même gamme de prix. La Ride est un peu plus souple ; il lui manque le petit coup de relance des unités Air Zoom, et j’ai trouvé la transition de la Pegasus plus fluide. Là, c’est une question de goût.
Pegasus 41 ou Pegasus 42 ?
Sortie le 9 avril 2025, la 42 garde la même mousse ReactX que la 41. Nike annonce trois changements :
- une unité Air Zoom courbe sur toute la longueur, à la place des deux unités séparées de la 41, avec 15 % de retour d’énergie en plus ;
- une forme plus accueillante à l’avant du pied, avec 3 mm d’amorti supplémentaires sous les orteils ;
- une semelle gaufrée modernisée.
Sur le papier, la 42 s’attaque donc aux deux reproches du test : le manque de relance, et un avant-pied que la 41 avait affiné. Le prix change aussi la donne : la 42 se vend entre 110 et 140 € chez i-Run, la 41 entre 81 et 112 €. Si le profil décrit plus haut est le vôtre, la 41 à moins de 100 € reste l’achat malin tant qu’il reste des pointures. Si vous avez le pied large, ou si le manque de relance vous gêne, la 42 mérite l’écart de prix, et elle existe en version large.
Points forts et points faibles
| On aime | On aime moins |
|---|---|
| Atterrissage plus doux que la 40, confortable après 20 km | Peu de relance en fractionné : au-delà de l’allure semi, elle freine |
| Stable en fin de sortie longue, sans corriger la foulée de force | Poids sensible sur les sorties tempo |
| Accroche sans faille sur route mouillée et feuilles mortes | Pieds qui chauffent par 35 °C : mesh correct, sans plus |
| Semelle et mousse en bon état après 450 km | Pas faite pour les chemins techniques |
| Moins de 100 € aujourd’hui, en fin de série |
Notre avis : pour qui ?
Si vous cherchez une paire pour l’entraînement de tous les jours, capable de tout faire sauf la compétition, la Pegasus 41 fait le travail, et elle le fait longtemps. Nike a affiné sa formule sans la bouleverser, et pour 80 % d’un programme de coureur loisir, elle suffit.
Passez votre tour si vous voulez une chaussure de course rapide : regardez plutôt notre comparatif des super trainers, ou la Pegasus Plus, plus légère. Et si vous hésitez entre plusieurs daily trainers, notre comparatif des chaussures de running route les met côte à côte.
Prix et disponibilité
Nike Pegasus 41 7,7/10
Nike
Le meilleur pour · une seule paire pour tout l’entraînement, hors piste
Daily trainer ReactX et Air Zoom, drop 10 mm. 92 € en homme et à partir de 88 € en femme chez i-Run au 29 septembre 2026, en fin de série : les pointures partent.
La Pegasus 42 est disponible chez i-Run entre 110 et 140 €.
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Questions fréquentes
Quels sont les avis sur la Nike Pegasus 41 ?
Après environ 450 km, notre note est de 7,7/10. Elle est plus douce que la 40, stable en fin de sortie longue, avec une accroche sûre sur route mouillée, et elle s’use peu. Ses limites : peu de relance au-delà de l’allure semi-marathon, un poids qui se sent en tempo, et une tige qui chauffe par forte chaleur.
Quelle est la différence entre la Pegasus 41 et la Pegasus 42 ?
Selon Nike, la 42 remplace les deux unités Air Zoom de la 41 par une unité courbe sur toute la longueur (15 % de retour d’énergie en plus), élargit l’avant du pied et ajoute 3 mm d’amorti sous les orteils. La mousse ReactX est la même. Nous n’avons testé que la 41.
Comment taille la Nike Pegasus 41 ?
Pour un pied standard, le chaussant tombe juste : ni serré ni flottant, sans point de compression après deux heures de course. L’avant du pied est un peu plus fin que sur la 40 ; si vous avez le pied large, la Pegasus 42, plus accueillante et proposée en version large, est un meilleur choix. Notre guide quelle pointure pour courir détaille la marge à garder devant les orteils.
Quel est le prix de la Nike Pegasus 41 en France ?
Elle se vendait 140 € à sa sortie en juin 2024. En fin de série, on la trouve entre 81 et 112 € chez i-Run (relevé du 24 septembre 2026), selon le coloris et la pointure.
La Pegasus 41 convient-elle pour un marathon ?
Pour le finir en visant le confort, oui : elle a très bien tenu un semi couru à allure tranquille, et elle est à l’aise sur les sorties longues. Pour un chrono, elle freine au-delà de l’allure semi ; une chaussure plus dynamique sera plus adaptée.