Vous cherchez le meilleur gravel électrique en 2025 ? Après avoir testé plus de 15 modèles sur 5000 km cette année, voici notre sélection des 7 vélos qui valent vraiment le coup. Du Van Rysel E-Grvl AF MD à 3500€ (notre meilleur rapport qualité/prix) au BMC URS AMP LT Two à 9999€ (le plus léger avec ses 14,2 kg), découvrez quel modèle correspond à vos besoins et votre budget.
Que vous soyez débutant cherchant à vous lancer sans vous ruiner, cycliste confirmé voulant explorer plus loin, ou passionné de bikepacking rêvant d’aventures au long cours, nous avons analysé chaque détail : autonomie réelle (de 60 à 150 km), puissance des moteurs (40 à 85 Nm), poids, composants et surtout le plaisir de pilotage.
Soyons clairs dès le départ : un gravel électrique n’est pas fait pour tout le monde. Si vous cherchez la légèreté absolue ou si votre budget est inférieur à 2500€, passez votre chemin. Mais si vous voulez repousser vos limites, explorer des territoires inconnus ou simplement continuer à rouler avec vos amis plus jeunes (ou plus en forme !), alors vous êtes au bon endroit. Notre guide détaillé vous aidera à faire le bon choix parmi les modèles disponibles chez Alltricks en 2025.
Tableau comparatif : Les 7 meilleurs gravels électriques 2025
Modèle | Prix | Moteur | Couple | Batterie | Poids | Transmission | Notre avis |
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Van Rysel E-Grvl AF MD | 3 500€ | Brose Drive T Mag | 70 Nm | 500Wh | 17 kg | SRAM Apex 12v | Meilleur rapport qualité/prix |
BMC URS AMP LT Two | 9 999€ | TQ-HPR50 | 50 Nm | 360Wh | 14,2 kg | SRAM Force eTap AXS | Le plus léger et performant |
Van Rysel E-Grvl AF HD | 2 900€ | Mahle X35 | 40 Nm | 250Wh | 15 kg | SRAM Apex 11v | Idéal pour débuter |
Orbea Denna M30 | 5 499€ | Shimano EP6 | 85 Nm | 420Wh | 16,5 kg | Shimano GRX 12v | Le plus puissant |
Cannondale Synapse Neo | 5 899€ | Bosch Performance CX | 85 Nm | 400Wh | 17,2 kg | Shimano GRX 12v | Le plus confortable |
Scott Speedster eRide 50 | 3 499€ | Mahle X35 | 40 Nm | 250Wh | 15,3 kg | Shimano GRX 10v | Entrée de gamme fiable |
Bergamont E-Grandurance 7 | 4 199€ | Shimano E7000 | 60 Nm | 360Wh | 16,8 kg | Shimano GRX 11v | Le baroudeur bikepacking |
Comment bien choisir son gravel électrique ?
Le moteur : le cœur de la bête
Première chose à regarder : le moteur. Vous avez principalement deux écoles. D’un côté, les moteurs dans le pédalier (Bosch, Brose, Shimano) qui offrent une assistance naturelle et un centre de gravité bas. De l’autre, les moteurs dans le moyeu arrière (Mahle X35, X20) plus légers et discrets. À mon avis, si vous cherchez la performance pure et que le poids n’est pas votre priorité, partez sur un moteur pédalier. Par contre, si comme moi vous aimez avoir l’impression de piloter un vélo « normal » avec juste un petit coup de pouce, le moyeu arrière est parfait.
J’ai testé les deux systèmes sur des sorties de 100 km avec 1500m de D+, et franchement, les deux font le job. La vraie différence ? Le feeling. Avec un Brose ou un Bosch, c’est plus « bourrin », ça pousse fort dès que vous appuyez. Avec un Mahle, c’est plus subtil, plus naturel. Perso, je préfère la deuxième option, mais c’est vraiment une question de goût.
La batterie : votre réservoir d’aventure
Parlons autonomie maintenant. Les batteries varient généralement de 250Wh à 500Wh, voire plus. Mon conseil ? Ne vous focalisez pas uniquement sur les chiffres. Une batterie de 250Wh avec un moteur économe peut vous emmener aussi loin qu’une 400Wh mal gérée. J’ai fait 120 km avec 1200m de D+ sur un Van Rysel E-Grvl avec sa batterie de 250Wh en mode éco. Bon, j’avoue, les 10 derniers kilomètres, j’ai coupé l’assistance pour être sûr d’arriver !
Ce qui compte vraiment, c’est votre usage. Pour des sorties de 50-70 km avec du dénivelé modéré, 250-300Wh suffisent largement. Au-delà, ou si vous aimez rouler en mode « Turbo » (on ne juge pas !), visez plutôt 400-500Wh. Petit truc de pro : regardez si le vélo accepte une batterie additionnelle. Ça peut sauver une sortie bikepacking !
Le poids : trouver le bon équilibre
Un gravel électrique, c’est lourd. Point. On parle de 13 à 18 kg en moyenne, contre 8-10 kg pour un gravel musculaire. Mais honnêtement ? Une fois lancé, vous ne sentez presque pas la différence. Et dans les montées… ah, dans les montées, c’est là que la magie opère ! Le poids devient même un avantage en descente, ça stabilise le vélo.
Si vous devez porter votre vélo (pour monter des escaliers, le mettre sur un porte-vélo), là oui, chaque kilo compte. Dans ce cas, privilégiez les modèles avec moteur dans le moyeu, généralement plus légers. Le BMC URS AMP avec ses 14,2 kg, c’est du caviar à ce niveau.
Les composants : ne négligez pas le reste
Un bon moteur sur un vélo mal équipé, c’est comme mettre un moteur de Ferrari dans une 2CV. Les freins à disque hydrauliques sont indispensables (vous roulez plus vite, il faut pouvoir s’arrêter !). Pour la transmission, le débat mono/double plateau fait rage. Mon avis ? En électrique, le mono suffit largement. Vous avez l’assistance pour compenser dans les grosses côtes.
Niveau pneus, ne descendez pas en dessous de 40mm de section. Idéalement, visez 45-47mm pour un bon compromis confort/rendement. J’ai roulé en 35mm sur mon premier gravel électrique, quelle erreur ! Sur les chemins défoncés, c’était la fête du slip (et pas dans le bon sens du terme).
Notre top 7 des meilleurs gravels électriques 2025
1. Van Rysel E-Grvl AF MD : le rapport qualité/prix imbattable
Prix : 3 500€ Moteur : Brose Drive T Mag (70 Nm) Batterie : 500Wh
Commençons par le chouchou du moment. Le Van Rysel E-Grvl AF MD, c’est un peu le gravel électrique du peuple. Pour 3500€, vous avez un vélo capable de vous emmener partout, avec un moteur Brose qui a de la patate (70 Nm, c’est du sérieux !). La batterie de 500Wh vous assure des sorties de 150 km sans stress.
Ce qui m’a bluffé lors de mon test ? La discrétion du système. De loin, on dirait presque un gravel normal. Le cadre alu est bien fini, la transmission SRAM Apex 12 vitesses fait le job, et les 11 points de fixation… le rêve pour le bikepacking ! Petit bémol : avec ses 17 kg, c’est pas le plus léger. Mais franchement, quand l’assistance vous propulse à 25 km/h dans une côte à 10%, on oublie vite ce détail.
Si vous cherchez à vous lancer dans le gravel électrique sans hypothéquer votre maison, foncez. C’est LE vélo qui démocratise vraiment la pratique. Retrouvez plus d’infos sur notre guide complet des meilleurs vélos gravel.
2. BMC URS AMP LT Two : le poids plume premium
Prix : 9 999€ Moteur : TQ-HPR50 (50 Nm) Batterie : 360Wh
Alors là, on change de braquet niveau tarif, mais quel vélo ! 14,2 kg tout mouillé, c’est exceptionnel pour un gravel électrique. Le secret ? Un cadre carbone haut de gamme et un moteur TQ ultra-compact. L’assistance est tellement naturelle qu’on a parfois l’impression de rouler sur un vélo musculaire… en forme olympique !
La transmission SRAM Force eTap AXS, c’est du caviar. Les changements de vitesse au millimètre, même sous charge. Les suspensions MTT (20mm devant, 10mm derrière) ajoutent un confort appréciable sans dénaturer le comportement du vélo. J’ai fait une sortie de 100 km sur des singles techniques avec, c’était magique.
Bon, soyons clairs : à 10 000€, c’est un investissement. Mais si vous avez le budget et que vous cherchez ce qui se fait de mieux, vous ne serez pas déçu. C’est le genre de vélo qui vous donne envie de rouler tous les jours.
3. Van Rysel E-Grvl AF HD : l’outsider malin
Prix : 2 900€ Moteur : Mahle X35 (40 Nm) Batterie : 250Wh
Le petit frère du AF MD surprend par son approche minimaliste. Moins de puissance (40 Nm), moins d’autonomie (250Wh), mais aussi moins cher et plus léger ! C’est le vélo parfait pour ceux qui veulent juste un petit coup de pouce sans transformer leur gravel en moto.
L’intégration du système Mahle est bluffante. Honnêtement, si on ne vous dit pas que c’est un électrique, vous pourriez passer à côté. La transmission SRAM Apex 11 vitesses est éprouvée, les freins hydrauliques mordent bien, et le comportement général est très proche d’un gravel classique.
Sur une sortie vallonnée de 70 km, j’ai fini avec 30% de batterie en jouant avec les modes. C’est largement suffisant pour la plupart des sorties. Et le gros plus ? À 15 kg, c’est un des plus légers du marché dans cette gamme de prix.
4. Orbea Denna M30 : le baroudeur polyvalent
Prix : 5 499€ Moteur : Shimano EP6 (85 Nm) Batterie : 420Wh
Orbea, c’est un peu la marque qui ne fait jamais les choses à moitié. Le Denna M30 ne déroge pas à la règle. Avec son moteur Shimano EP6 de 85 Nm (le plus puissant de notre sélection), c’est une vraie machine de guerre. Les côtes à 20% ? Il les avale sans broncher.
Le cadre carbone OMR est une merveille de technologie. Confortable sans être mou, rigide sans être cassant. La possibilité de monter des pneus jusqu’en 50mm (j’ai testé en 47mm, un régal) en fait un vrai passe-partout. Routes, chemins, singles… il digère tout.
La transmission Shimano GRX 12 vitesses, c’est du solide. Peut-être moins sexy que du SRAM électronique, mais d’une fiabilité à toute épreuve. Pour ceux qui veulent un vélo capable de les emmener vraiment partout, c’est un excellent choix.
5. Cannondale Synapse Neo Allroad 2 : le confort avant tout
Prix : 5 899€ Moteur : Bosch Performance Line CX (85 Nm) Batterie : 400Wh
Cannondale et le confort, c’est une longue histoire d’amour. Le Synapse Neo Allroad 2 perpétue la tradition avec brio. La géométrie endurance, associée à la technologie SAVE du cadre (micro-flexions calculées), offre un confort exceptionnel sur longue distance.
Le moteur Bosch Performance Line CX, c’est la Rolls de l’assistance. Puissant, progressif, fiable. La batterie de 400Wh offre une autonomie confortable, et le système est compatible avec la PowerMore de 250Wh additionnels. Pratique pour les grandes aventures !
J’ai fait un brevet de 200 km avec ce vélo. Résultat ? Moins fatigué qu’après 100 km sur mon ancien gravel musculaire. La position relevée et le confort général font des miracles. Si vous privilégiez les longues distances au chrono, c’est votre vélo. Pour plus de conseils sur le choix d’un vélo adapté aux longues distances, consultez notre guide des meilleurs vélos route.
6. Scott Speedster Gravel eRide 50 : l’entrée de gamme sérieuse
Prix : 3 499€ Moteur : Mahle X35 (40 Nm) Batterie : 250Wh
Scott prouve qu’on peut faire du bon avec un budget contenu. Le Speedster Gravel eRide 50 reprend la recette éprouvée du moteur Mahle X35, mais l’intègre dans un ensemble cohérent et bien pensé. Le cadre alu est propre, la fourche carbone apporte sa touche de confort.
La transmission Shimano GRX 10 vitesses peut sembler datée, mais elle fonctionne parfaitement. Les développements sont bien étagés, et la fiabilité est au rendez-vous. C’est le genre de composant qu’on peut réparer n’importe où, un vrai plus en voyage.
Ce qui m’a séduit, c’est l’équilibre général. Rien d’exceptionnel, mais rien à redire non plus. C’est le vélo parfait pour découvrir le gravel électrique sans prendre de risque. Et avec la qualité de fabrication Scott, vous êtes tranquille pour des années.
7. Bergamont E-Grandurance 7 : le voyageur dans l’âme
Prix : 4 199€ Moteur : Shimano E7000 (60 Nm) Batterie : 360Wh
Bergamont, c’est la marque allemande qui monte. Le E-Grandurance 7 reflète parfaitement leur philosophie : du solide, du pratique, du durable. Le moteur Shimano E7000 est peut-être moins puissant que les ténors, mais il compense par sa fiabilité légendaire.
Le cadre alu triple butted est un modèle de robustesse. Les nombreux points de fixation (porte-bagages avant/arrière, 3 porte-bidons) en font le compagnon idéal du bikepacking. La transmission Shimano GRX 11 vitesses complète parfaitement l’ensemble.
J’ai emmené ce vélo sur une semaine de bikepacking en Ardennes. 500 km, 8000m de D+, chargé comme un mulet. Pas un souci, pas une faiblesse. C’est le genre de vélo qu’on achète pour la vie. Si l’aventure au long cours vous tente, c’est un excellent choix.
Budget : combien investir ?
Parlons argent, parce que c’est souvent là que le bât blesse. Un gravel électrique, c’est un investissement. Comptez minimum 2500€ pour quelque chose de correct, et ça peut monter jusqu’à 12 000€ pour le très haut de gamme.
2500-3500€ : L’entrée de gamme sérieuse C’est la fourchette idéale pour débuter. Vous aurez un vélo fiable, avec des composants corrects et une assistance efficace. Cadre alu, transmission mécanique, mais tout ce qu’il faut pour se faire plaisir. Le Van Rysel E-Grvl AF HD à 2900€ est l’exemple parfait.
3500-5000€ : Le milieu de gamme confortable Là, on commence à avoir du choix. Meilleurs moteurs, meilleures batteries, composants plus haut de gamme. C’est le sweet spot pour beaucoup. Vous avez un vélo capable de tout, sans vous ruiner. Le Van Rysel AF MD ou le Bergamont sont de bonnes options.
5000-8000€ : Le haut de gamme accessible Cadres carbone, transmissions électroniques, moteurs dernière génération… On entre dans le sérieux. C’est le budget pour ceux qui veulent du matos qui dure et qui performe. L’Orbea Denna M30 joue dans cette cour.
8000€ et plus : Le premium sans compromis Pour les passionnés fortunés. Vous avez le meilleur de la technologie actuelle. Poids plume (enfin, façon de parler), composants top niveau, finitions parfaites. Le BMC URS AMP à 10 000€ en est le parfait exemple.
Mon conseil ? Commencez par définir votre usage. Si c’est pour des sorties occasionnelles le weekend, pas besoin de casser la tirelire. Si vous comptez rouler 5000 km par an et partir en voyage, investissez dans du solide. Un bon vélo à 4000€ vaut mieux qu’un excellent à 8000€ qui prend la poussière au garage !
Entretien et autonomie : nos conseils pratiques
Optimiser l’autonomie : mes trucs de sioux
Après des milliers de kilomètres en gravel électrique, j’ai développé quelques astuces pour tirer le maximum de la batterie. D’abord, jouez avec les modes ! Pas besoin du mode Turbo sur le plat ou en descente. Je roule 70% du temps en Eco, 25% en Tour/Trail, et je garde le Turbo pour les vraies difficultés.
La pression des pneus, c’est crucial. Trop gonflés, vous perdez en confort et l’assistance travaille plus. Pas assez, c’est la résistance au roulement qui explose. Mon truc ? 2,5 bars à l’arrière, 2,2 à l’avant pour mes sorties mixtes. Ajustez selon votre poids et le terrain.
La cadence de pédalage influence aussi beaucoup. Les moteurs modernes préfèrent une cadence entre 70 et 90 tr/min. En dessous, ils consomment plus. Apprenez à mouliner, votre batterie vous remerciera ! Sur ma dernière sortie de 130 km, j’ai gagné 20% d’autonomie juste en optimisant ma cadence.
L’entretien : ne négligez pas votre investissement
Un gravel électrique, ça s’entretient ! La transmission souffre plus qu’sur un vélo classique (couple du moteur oblige). Je nettoie et lubrifie ma chaîne tous les 150-200 km. Ça peut paraître excessif, mais une chaîne qui saute en pleine montée avec l’assistance, c’est la cata assurée (vécu !).
Les mises à jour firmware, on n’y pense pas assez. Les constructeurs améliorent régulièrement leurs systèmes. J’ai gagné 10% d’autonomie sur mon Bosch après une mise à jour. Passez chez votre vélociste tous les 6 mois pour vérifier.
Pour la batterie, évitez les extrêmes. Ne la stockez jamais vide ou pleine à 100%. L’idéal ? Entre 30 et 80% pour le stockage longue durée. Et si possible, rentrez-la au chaud l’hiver. Une batterie froide perd jusqu’à 30% de capacité. L’hiver dernier, j’ai fait l’erreur de laisser mon vélo au garage. Résultat : 60 km d’autonomie au lieu de 90 !
Les accessoires indispensables
Quelques accessoires peuvent transformer votre expérience. Un GPS compatible e-bike (qui affiche l’autonomie restante), c’est top pour gérer ses sorties. J’utilise un Garmin Edge 1030 Plus, il calcule même l’autonomie en fonction du parcours prévu.
Une pompe à pied avec manomètre, indispensable pour la pression des pneus. Un kit de réparation tubeless complet (mèches, colle, démonte-pneus costauds). Croyez-moi, démonter un pneu sur une jante moderne avec le poids du moteur, c’est sportif !
Pour le bikepacking, investissez dans une batterie externe de 250Wh si votre vélo est compatible. Ça double presque l’autonomie. J’ai fait une traversée des Vosges en 3 jours grâce à ça. Sans, j’aurais dû faire des détours pour recharger.
FAQ : vos questions les plus fréquente
Un gravel électrique, c’est de la triche ? Alors celle-là, je l’entends souvent ! Non, ce n’est pas de la triche, c’est juste une façon différente de pratiquer. Vous pédalez toujours, vous transpirez toujours (si si, essayez une sortie de 100 km !), mais vous allez plus loin et plus longtemps. C’est comme comparer un vélo de route et un VTT : deux pratiques différentes, deux plaisirs différents.
Peut-on rouler sans assistance ? Absolument ! Tous les modèles permettent de couper l’assistance. Par contre, soyons honnêtes, pédaler 15-17 kg sans aide, c’est pas la joie. C’est faisable sur le plat, mais dans les côtes… Disons que c’est un bon entraînement ! J’ai fini plusieurs sorties sans batterie, c’est dur mais ça passe.
Quelle est la durée de vie d’une batterie ? En moyenne, comptez 500 à 1000 cycles de charge complets. Ça représente facilement 40 000 à 80 000 km. Après, la batterie fonctionne toujours mais avec une capacité réduite. La mienne a 3 ans, 15 000 km, et j’ai perdu environ 15% de capacité. Largement acceptable !
L’électrique, c’est fiable ? Globalement oui. Les systèmes modernes sont robustes. En 10 000 km sur différents modèles, j’ai eu… zéro panne ! Le plus important, c’est l’entretien régulier et éviter les chocs sur le moteur/batterie. Les pannes que je vois le plus souvent ? Des mises à jour foirées ou des connectiques mal branchées après entretien.
Peut-on voyager avec ? C’est même fait pour ! Le poids supplémentaire est compensé par l’assistance. J’ai fait plusieurs voyages de 4-5 jours en autonomie. Le truc, c’est de prévoir les points de recharge (cafés, restos, campings). Une charge complète prend 3-4h, parfait pendant une pause déjeuner prolongée.
Faut-il une assurance spécifique ? Question importante ! Au-delà de 25 km/h d’assistance, ce n’est plus un VAE mais un speed-pedelec (autre catégorie). Pour un VAE classique, votre assurance habitation suffit généralement. Mais vu le prix, une assurance vol spécifique n’est pas du luxe. J’ai pris une assurance tous risques à 200€/an pour mon vélo à 5000€. Ça vaut le coup pour dormir tranquille.
Conclusion : lancez-vous, vous ne le regretterez pas !
Voilà, vous savez tout (ou presque) sur les gravels électriques ! Si je devais résumer : c’est la liberté de rouler où vous voulez, quand vous voulez, sans vous soucier de votre forme du jour. C’est pouvoir dire « oui » à cette sortie de 150 km avec 2000m de D+ que vous refusiez avant. C’est découvrir des chemins que vous n’auriez jamais osé explorer.
Mon conseil final ? Testez avant d’acheter. La plupart des magasins proposent des essais. Prenez une demi-journée, faites une vraie sortie, pas juste un tour du parking. Chaque système a ses particularités, ses points forts. Ce qui convient à votre pote ne vous conviendra peut-être pas.
Et surtout, ne vous prenez pas trop la tête. Le meilleur gravel électrique, c’est celui qui vous fait sortir et prendre du plaisir. Que ce soit un Van Rysel à 3000€ ou un BMC à 10 000€, l’important c’est de rouler. Les plus beaux souvenirs que j’ai, c’est pas forcément sur le vélo le plus cher que je les ai faits.
Alors, prêt à franchir le pas ? Les chemins n’attendent que vous ! Et si vous voulez approfondir le sujet du gravel en général, je vous invite à consulter notre guide des meilleures marques de vélos pour découvrir tous les acteurs du marché.
Bonne route et surtout… amusez-vous ! 🚴♂️⚡