SaintéLyon 2026 : le parcours prend 550 m de dénivelé

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La file de frontales de la SaintéLyon 2025, dans la nuit des monts du Lyonnais. Photo d’archive. Photo : Asics SaintéLyon / Extra Sports (visuel presse)

Jamais, depuis au moins 2013, la SaintéLyon n’avait demandé autant de montée. L’organisation a publié jeudi la trace des 80 km entre Saint-Étienne et Lyon : 2 500 mètres de dénivelé positif, contre 1 950 l’an dernier. Le parcours change à 40 %, retrouve le Signal de Saint-André et place l’essentiel de l’effort avant la mi-course. Huit mille coureurs partiront le samedi 28 novembre à 23 h 30, avec trois anciennes lauréates et un triple vainqueur en tête de peloton.

La SaintéLyon 2026 prend 550 m de dénivelé

Une foule de coureurs équipés de frontales s'élance sous l'arche de départ de la SaintéLyon, de nuit
Le départ du 80 km à Saint-Étienne, lors de l’édition 2025. Photo d’archive. Photo : Asics SaintéLyon / Extra Sports (visuel presse).

Le communiqué de l’organisation, daté du 29 octobre, tient en trois chiffres : 80 km, 2 500 m de dénivelé positif, 70 % de chemins pour 30 % de routes. Quarante pour cent du tracé a été renouvelé par rapport à 2025, dont 7 km de chemins et de sentiers que les habitués n’ont jamais empruntés. La trace GPX est en ligne depuis jeudi en fin d’après-midi sur la page de la course. Pour la présenter, l’organisation a découpé le parcours en menu, entrée, plat et dessert, avec le chef lyonnais Quentin Mauro, vainqueur de Top Chef en 2025, qui courra lui-même la SaintExpress.

Le chiffre qui compte, c’est le dénivelé. En 2025, le chronométreur officiel affichait 1 950 m pour la même distance. Ses archives, qui remontent à 2013, plafonnaient à 2 306 m, atteints en 2024 sur 82,6 km. Entre 2013 et 2016, la course tournait autour de 1 800 m sur 71 à 76 km. L’édition 2026 ajoute donc 550 m en un an et dépasse de près de 200 m son précédent maximum.

Le fichier publié confirme l’ordre de grandeur : 80,6 km et environ 2 470 m de montée cumulée une fois la trace passée au calcul, à quelques mètres du chiffre rond annoncé.

Valfleury, puis le Signal de Saint-André au km 42

Un coureur en veste rouge sur un sentier de crête herbeux, une mer de nuages en arrière-plan
Un coureur sur les crêtes au lever du jour, au-dessus d’une mer de nuages, lors de l’édition 2025. Photo d’archive. Photo : Asics SaintéLyon / Extra Sports (visuel presse).

Le départ est donné à Saint-Étienne, à 494 m d’altitude. Les dix premiers kilomètres ondulent sans grosse difficulté, puis arrive la première nouveauté mise en avant par l’organisation : la montée vers Valfleury. Entre le km 9 et le km 16, la trace prend environ 300 m pour se hisser à 800 m d’altitude, juste avant le premier ravitaillement, à Saint-Christo-en-Jarez.

Les coureurs ne redescendent ensuite plus sous 625 m pendant trente kilomètres. Cette traversée des crêtes des monts du Lyonnais cumule plus de 1 100 m de montée et culmine au km 42, à 925 m, sur le Signal de Saint-André (934 m), dont le communiqué annonce le retour. En 2025, le point haut se situait vers 885 m, dès le km 26.

Résultat : les 42 premiers kilomètres concentrent environ 1 600 m de montée, les deux tiers du total. La seconde moitié perd 750 m d’altitude jusqu’à la Halle Tony Garnier, à 174 m, mais garde encore 700 m de montée en bosses courtes. Des jambes déjà entamées devront les encaisser une à une.

Cinq ravitaillements, arrivée avant 16 heures

Des coureurs à la lampe frontale avancent en file sur un sentier creux dans une forêt, de nuit
Une file de coureurs à la frontale dans un sous-bois, lors de l’édition 2025. Photo d’archive. Photo : Infinity Nine Media, B. Seon / Asics SaintéLyon (visuel presse).

Cinq ravitaillements jalonnent le parcours : Saint-Christo-en-Jarez au km 17, Sainte-Catherine au km 32, Saint-Genou (Le Camp) au km 46, où l’on ne trouvera que du liquide, Soucieu-en-Jarrest au km 60 et Chaponost au km 67. Les élites n’ont droit à une assistance personnelle qu’à Sainte-Catherine et Soucieu.

Les barrières horaires se lisent en heure de la nuit : 4 h au km 17, 7 h à Sainte-Catherine, 9 h 30 à Saint-Genou, midi à Soucieu, 13 h 30 à Chaponost et 16 h à l’arrivée, heure de fermeture des parcours. Pour la première vague, partie à 23 h 30, cela laisse quatre heures et demie pour les 17 premiers kilomètres, montée de Valfleury comprise. Et comme le soleil ne se lève que vers 8 heures fin novembre, tous les coureurs qui passent Sainte-Catherine dans les délais le font de nuit. L’an dernier, sur un tracé moins pentu, 6 153 des 6 912 partants avaient rallié Lyon.

Le règlement du 80 km impose une frontale avec piles ou batterie de rechange, un litre d’eau, un gobelet, une veste imperméable à capuche et une couverture de survie. L’organisation peut aussi activer un kit grand froid : bonnet, gants imperméables, surpantalon et deuxième couche chaude. Sur une course qui se joue presque entièrement dans le noir, l’autonomie de la lampe passe avant le reste, et notre comparatif des lampes frontales trie les modèles sur ce critère. Avec 30 % de routes et des chemins souvent gras en novembre, il faudra aussi des chaussures d’ultra-trail qui tiennent les deux terrains.

Cardin, Moriset, Goncalves : le plateau élite

Une première ligne de coureurs élites s'élance sous l'arche de départ illuminée de la SaintéLyon
Le sas élite au départ de Saint-Étienne, lors de l’édition 2025. Photo d’archive. Photo : Asics SaintéLyon / Extra Sports (visuel presse).

Chez les hommes, Thomas Cardin vise une quatrième victoire après 2021, 2023 et 2024 ; l’organisation précise qu’il a repris l’entraînement après un Covid long. Virgile Moriset, deuxième en 2025 à un peu plus de trois minutes du vainqueur, arrive avec la quatrième place de l’UTMB fin août. Benjamin Polin, double champion de France des 100 km, a confirmé sa venue. Début octobre, l’organisation attendait encore la réponse du Stéphanois Baptiste Chassagne, deuxième de l’UTMB 2026. Le vainqueur de l’an dernier, Sylvain Cachard, en 5 h 36 min 33 s, ne figurait pas dans cette liste.

Chez les femmes, les trois dernières lauréates se retrouvent : Marie Goncalves, Julie Roux et Adeline Martin, qui s’est imposée l’an dernier en 6 h 42 min 34 s. Marion Delespierre, championne du monde de trail long en 2023, et Diane Rassineux, troisième en 2025, figurent aussi dans le plateau annoncé. Goncalves part avec une longueur d’avance sur le terrain : c’est elle qui a reconnu les portions nouvelles pour la vidéo de présentation, avec Paul Cornut Chauvinc et la journaliste Cléo Hénin.

Les vainqueurs du 80 km toucheront 5 000 euros, selon la grille de primes de l’organisation. Pour les autres, la question ne se pose plus : les dossards de l’événement, près de 20 000 tous formats confondus, sont partis en moins d’une heure, et plus de 25 000 personnes restent sur liste d’attente.