Nike Apex : quatre coussins Air et zéro drop pour le marathon

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La Nike Apex de profil, avec ses coussins Air Zoom visibles sous l’avant-pied. Photo : Nike

Nike reconstruit sa gamme de marathon autour de trois chaussures. La plus spectaculaire, l’Apex, a été présentée le 30 septembre : quatre coussins Air sous l’avant-pied et 40 millimètres de semelle, la hauteur maximale autorisée sur route, sans aucune différence entre le talon et l’avant. Elle n’arrivera qu’en janvier 2027. La nouveauté qu’on pourra acheter cet automne s’appelle l’Alphafly 4, et une troisième chaussure, la Swooshfly, vise ceux qui préparent leur premier marathon.

Nike Apex : quatre coussins Air sous l’avant-pied

Semelle extérieure de la Nike Apex avec deux patins rouges marqués Air et Zoom
La semelle de l’Apex : les deux patins rouges marquent l’emplacement des coussins Air Zoom. Photo : Nike.

Nike empile ses coussins. L’Apex superpose deux paires d’unités Air Zoom sous l’avant-pied, soit quatre en tout, « le plus d’Air jamais placé à l’avant d’une chaussure de running Nike », selon la marque. Elles reposent sur une nouvelle mousse, la ZoomX LT, et travaillent sous une plaque de carbone surélevée, dessinée en vague inversée pour envoyer l’appui vers les coussins.

Mesurée par Nike sur une pointure homme 10 américaine, un 44 européen, l’Apex rendrait jusqu’à 40 % d’énergie de plus que l’Alphafly 3, pour un poids inférieur de plus de 10 %. La tige en Flyknit X se passe de semelle de propreté, et la semelle extérieure ne pose de la gomme, GOATEK et Fast Shot, que là où le coureur en a besoin. Nike n’a publié ni le poids exact ni le prix.

Zéro drop, à la limite du règlement

Le coureur Jacob Kiplimo en pleine foulée dans une prairie
Jacob Kiplimo sur une photo publiée par Nike avec l’annonce de l’Apex. Photo : Nike.

Le talon et l’avant-pied de l’Apex sont à la même hauteur, 40 millimètres. Nike en fait ce qui distingue l’Apex des chaussures de course classiques. Sa propre Alphafly 4 garde 8 millimètres d’écart, d’après sa fiche sur nike.com.

Ces 40 millimètres collent au plafond fixé par World Athletics en janvier 2020 : au-delà, une chaussure n’a plus le droit de courir en compétition officielle. C’est le cas de l’adidas Prime X 2 Strung, que Benoit a testée : elle reste réservée à l’entraînement et aux marathons courus pour le plaisir. Nike dit avoir dessiné l’Apex dans le cadre des règles de course actuelles. « L’Air reste essentiel parce qu’il apporte un amorti léger, de la réactivité et du retour d’énergie, et qu’il garde ses performances sur tout le marathon », assure Phil McCartney, directeur de l’innovation, du design et des produits de Nike.

Jacob Kiplimo l’a déjà courue, en prototype. « Je me suis appuyé sur des prototypes Nike pendant certaines des courses les plus importantes de ma carrière ces derniers mois, du record du monde du semi-marathon battu à Lisbonne au meilleur marathon de ma vie à Londres », raconte l’Ougandais dans le communiqué.

L’Alphafly 4 arrive avant, à 279,99 euros

Une paire de Nike Alphafly 4 blanches et orange posée sur un fond brun
La Nike Alphafly 4, en vente élargie à partir du 29 octobre. Photo : Nike.

L’Alphafly 4 a ouvert la marche. Nike l’a mise en vente en série limitée le 17 septembre sur son site, puis l’ouvre à certains revendeurs le 29 octobre. Elle est affichée à 279,99 euros sur nike.com. Elle a inauguré la mousse ZoomX LT, 17 % plus légère que la ZoomX classique selon la marque, et les nouveaux coussins Air Zoom que reprend l’Apex. Elle en porte deux, l’Apex quatre. Nike annonce 10 % de retour d’énergie en plus que l’Alphafly 3, 5 % de poids en moins et environ 188 grammes en 42.

Addisu Gobena l’a portée pour gagner le marathon de Sydney, avec le record de l’épreuve. « Quand la course est devenue difficile, j’ai fait confiance au travail accompli et à la chaussure sous mes pieds », raconte-t-il.

Elle remplace l’Alphafly 3, en tête de notre comparatif des chaussures de marathon. L’ancienne génération ne disparaît pas tout de suite des rayons : i-Run la vend encore entre 229 et 256 euros selon les coloris.

La Swooshfly, pour un premier marathon

Chaussure Nike Swooshfly blanche et orange à tige translucide sur fond noir
La Nike Swooshfly et sa tige translucide en Vaporweave. Photo : Nike.

La troisième chaussure vise l’autre bout du peloton. La Swooshfly garde la plaque de carbone, mais l’associe à une nouvelle mousse supercritique, la SkyX, à une forme plus accueillante et à une tige translucide en Vaporweave. Nike lui prête 16 % de retour d’énergie en plus que la Vaporfly 4, et un prix « plus accessible » que sa gamme de course, sans le chiffrer. Elle sortira en Chine en février 2027, puis dans le reste du monde au printemps.

Le projet est parti de coureurs chinois qui voulaient l’énergie d’une chaussure de compétition sans y perdre en assurance, et il a été bouclé en deux fois moins de temps qu’un modèle classique, d’après Nike. « Une première course peut être à la fois excitante et intimidante », résume Ryan Shi, responsable produit chaussure. La marque ne veut pas d’échelle entre ses trois modèles : elle parle d’un choix, « pas d’une hiérarchie ».

Le rebond dépend de l’allure

Eliud Kipchoge souriant tient une Nike Apex dans chaque main
Eliud Kipchoge tient une paire de Nike Apex sur une photo de l’annonce. Photo : Nike.

Les gains annoncés sont mesurés par Nike, sur une seule pointure, face à sa propre chaussure précédente. Sur l’Alphafly 3, Benoit a vu l’effet varier avec la vitesse. Le rebond se sentait dès 4’30 au kilomètre, et à son allure marathon, autour de 4 minutes au kilomètre, la chaussure donnait l’impression d’économiser de l’énergie. En footing de récupération, à 10 ou 11 km/h, la même semelle devenait inerte. Son test de la Nike Alphafly 3 lui donne 8,8 sur 10.

Pour un marathon au printemps, le calendrier compte autant que les pourcentages. Une chaussure de course se découvre sur quelques séances à allure cible avant le jour J. L’Alphafly 4 laisse le temps de le faire. L’Apex, attendue en janvier, laisse une marge plus courte.